Le drapeau de l'Afrique du Sud © TF1/LCILe vice-président du Congrès national africain, l'ANC, au pouvoir en Afrique du Sud, a été désigné lundi président de la République après la démission dimanche de Thabo Mbeki. Kgalema Motlanthe "sera le nouveau président, pas un président par interim, il sera le président de la République jusqu'aux élections" générales au deuxième trimestre 2009, a déclaré le porte-parole du groupe parlementaire ANC, K. K. Khumalo, à l'issue d'une réunion.
Poussé vers la sortie par son parti, Thabo Mbeki avait annoncé dimanche soir qu'il avait remis sa démission. En décembre déjà, il avait été évincé de la présidence de l'ANC, lors d'un congrès aux allures de coup d'Etat interne qui avait porté à sa tête son rival Jacob Zuma. Dix jours après, le nouveau chef de l'ANC était inculpé pour corruption dans le cadre d'une enquête impliquant le groupe d'armement français Thales. Ses partisans avaient immédiatement hurlé au complot. Le non lieu pour vice de forme, prononcé le 12 septembre, par un juge qui a évoqué des pressions politiques dans le dossier, leur a fourni les munitions pour réclamer la tête de Mbeki.
Kgalema Motlanthe, connu pour sa modération, avait intégré le gouvernement Mbeki il y a quelques semaines afin d'assurer une transition en douceur pour le camp Zuma, en tant que ministre à la présidence. Son choix semble témoigner d'une volonté de pondérer la crise née de la décision du comité directeur de l'ANC, qui avait appelé samedi Thabo Mbeki à la démission sans attendre l'alternance découlant des élections générales. Ce stratège politique de 59 ans est l'une des figures les plus populaires de la nouvelle équipe dirigeante du parti. Il a ces derniers mois mené une campagne de réconciliation dans le pays, visant à rassurer la minorité blanche et les investisseurs étrangers inquiets de la réputation populiste de Jacob Zuma.
D'après agences
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