L'armée française prête à intervenir contre les pirates

le 04 septembre 2008 à 09h55 , mis à jour le 04 septembre 2008 à 22h25

Alors qu'une rançon d'un million de dollars pourrait avoir été demandée, l'état-major français a fait savoir jeudi que l'armée se tenait prête à agir.

La carte de la SomalieLa carte de la Somalie © LCI

Le voilier intercepté par des pirates au large des côtes somaliennes poursuit sa route ce jeudi. Avec deux Français à son bord, il se dirige actuellement vers le village côtier d'Eyl, en Somalie, où les ravisseurs détiennent déjà sept navires dans l'attente de rançons, a déclaré jeudi un responsable des affaires maritimes. Selon le responsable du bureau kényan du Programme d'assistance aux marins, Andrew Mwangura, une rançon d'un million de dollars a été demandée pour libérer les deux Français.

Du côté de l'armée française, on se dit prêt à intervenir, si besoin est. "Des moyens militaires français sont présents dans la zone, à Djibouti, qui est une base militaire très importante, en mer dans le golfe d'Aden avec la frégate Courbet qui agit dans le cadre de la TF150" (composante navale de l'opération internationale de lutte contre le terrorisme "Liberté immuable"), a fait savoir jeudi le porte-parole de l'état-major des armées. Et ces différents moyens militaires sont "prêts à remplir les missions qui leur seront confiées". Mais à l'heure qu'il est, le "plan pirate mer n'a pas été déclenché".

La Corne de l'Afrique, zone maritime la plus dangereuse au monde

Le porte-parole a par ailleurs souligné que "l'on n'est pas du tout actuellement dans (la) configuration" de l'intervention menée en avril par les forces françaises lors de la capture dans cette même région d'un voilier de luxe français, Le Ponant, avec 22 membres d'équipage. Les pirates avaient alors obtenu une rançon de deux millions de dollars, dont une partie avait été récupérée lors d'une opération des forces spéciales françaises. Six pirates avaient ensuite été capturés par les forces françaises lors d'une opération héliportée en territoire somalien.

Alors qu'une trentaine de bateaux ont été victimes de la piraterie dans ce secteur depuis le début de l'année, faisant de la Corne de l'Afrique la zone maritime la plus dangereuse au monde, le ministère français des Affaires étrangères avait annoncé dès mercredi cette nouvelle capture, intervenue la veille au soir dans le golfe d'Aden. "La France condamne fermement cet acte de piraterie et appelle à la libération immédiate des personnes retenues sur ce voilier", avait déclaré le Quai d'Orsay dans un communiqué, précisant que les autorités françaises étaient mobilisées pour obtenir la libération des deux otages "dans les délais les plus brefs".

D'après agence

le 04 septembre 2008 à 09:55
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