Nicolas Sarkozy, le 16 septembre 2008 © TF1/LCI
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Quelques heures après la libération de Jean-Yves et Bernadette Delanne, les deux otages français retenus par des pirates au large de la Somalie, lors d'une action militaire, Nicolas Sarkozy a tenu ce mardi un langage très ferme lors d'une conférence de presse à l'Elysée.
Le chef de l'Etat a mis en garde les pirates et prévenu que toute nouvelle prise d'otages impliquerait une action militaire similaire. "Cette opération est un avertissement pour tous ceux qui se livrent à cette activité criminelle. La France n'acceptera pas que le crime paye", a-t-il lancé, précisant que les six pirates encore en vie seraient ramenés en France pour y être jugés, avant d'être éventuellement livrés ensuite à la Somalie.
Action à l'Onu
Lançant un "appel à la communauté internationale", le président de la République a souhaité la création d'une "police des mers", expliquant que "la France ne pouvait porter seule" le poids d'une surveillance de cette région maritime, une des plus dangereuses du monde. "Il ne s'agit plus aujourd'hui de cas isolés mais d'une véritable industrie du crime", a-t-il ajouté. Dans cette optique, Nicolas Sarkozy a précisé que "la France prendra une initiative au Conseil de sécurité des Nations unies". Début juin, à l'initiative de Paris après la prise d'otages d'un autre voilier français, le Ponant, le Conseil de sécurité de l'Onu avait déjà adopté la résolution 1816, qui autorise l'entrée de navires de guerre étrangers dans les eaux territoriales de la Somalie, avec l'accord de son gouvernement, pour combattre la piraterie.
En attendant, "dès demain, un bâtiment de la marine nationale Française entamera l'accompagnement des bateaux qui traversent le golfe d'Aden", a conclu le chef de l'Etat.
D'après agence
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