Un navire pris d'assaut avec six Français à bord

le 31 octobre 2008 à 09h46 , mis à jour le 31 octobre 2008 à 21h53

Le navire, avec 15 personnes à bord, a été détourné par des hommes armés au large des côtés camerounaises.

Le Bourbon SagittaLe Bourbon Sagitta © Image Bourbon

Dix personnes travaillant  dans le secteur du pétrole pour Total ont été enlevées dans la nuit de jeudi à vendredi par des pirates dans les eaux territoriales camerounaises au large de Bakassi, frontière du Nigeria. Ces dix membres d'équipage, six Français, deux Camerounais et un Tunisien, se trouvaient sur un navire du groupe français Bourbon opérant sur un terminal pétrolier.

Aucune des dix personnes enlevées n'a été blessée lors de l'opération, et  les cinq autres membres d'équipage du navire attaqué, le Bourbon Sagitta, sont  en sécurité, a précisé une porte-parole du groupe Bourbon basé à Marseille. L'enlèvement s'est produit vers minuit alors que le navire était "en support  d'une opération de chargement de brut sur un terminal pétrolier offshore à 180 kilomètres au large de Douala", explique le porte-parole.

Région très instable

Cependant, un groupe rebelle camerounais, les Bakassi Freedom Fighters, qui affirme détenir les otages, menace de les "tuer tous" dans trois  jours si le gouvernement camerounais ne négocie pas avec lui. Les Bakassi Freedom Fighters sont un groupe rebelle membre du Niger Delta Defence and Security Council (NDDSC), qui a notamment revendiqué les attaques de juin et juillet dans la péninsule qui avaient coûté la vie à 7 soldats camerounais et un sous-préfet.

Le navire attaqué, affrété par Total, relie les plate-formes pétrolières du secteur. "C'est le même mode opératoire" que lors de différents enlèvements d'étrangers dans le sud du Nigeria, selon une source diplomatique. Une réunion de crise a lieu vendredi matin au siège de la compagnie pétrolière Total. La péninsule de Bakassi est une région de mangrove très instable qui grouille de groupes armées. Officiellement rétrocédée au Cameroun par le Nigeria le 14 août après quinze ans d'un différend frontalier entre les deux pays, elle est potentiellement riche en pétrole et gaz. Plusieurs incidents ont opposé ces derniers mois, les forces camerounaises à des groupes armés dans la péninsule.

Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué se mobiliser "à Paris ainsi qu'au Cameroun", promettant de mettre "tout en oeuvre pour préserver la sécurité de ses ressortissants et obtenir leur libération dans les délais les plus brefs". Le Quai d'Orsay dit également être "en train de vérifier" l'authenticité de la revendication des BFF : "Nous avons des idées assez précises sur les personnes qui ont commis cette attaque et les raisons de cette attaque". De son côté, Yaoundé affirme que "tout est mis en oeuvre pour préserver la vie des otages et pour identifier les ravisseurs", selon un communiqué de la présidence camerounaise.

D'après agence

le 31 octobre 2008 à 09:46
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Sylvain, le 31/10/2008 à 11h19

    Il faut couper court et très, très dur avec cette practique dans ces eaux, au risque qu'elles deviennet un deuxiéme Somalie. !

  • Hola, le 31/10/2008 à 10h44

    GIGN PREPAREZ VOUS !

  • Ismconsultant, le 31/10/2008 à 10h22

    Les pirates sont de retour La piraterie maritime est très lucrative L'exemple des millions de dollars rançonnés par les Somaliens fait des émules après le détroit de Malacca et autres régions... pas très riches et ...pas très bien protégées La mise à niveau de ces pays prendra un demi-siècle... que faire d'ici là? La protection des zones maritimes coûtera cher, très cher. Aucun pays même les USA n'a les moyens adequats pour assurer une protection efficace. Alors à part "il ne faut pas y aller" que faire?

  • Solene, le 31/10/2008 à 10h17

    C'est devenu presque habituel

Lire tous les commentaires

      logAudience