Une vague d'attentats fait 28 morts

le 29 octobre 2008 à 16h13 , mis à jour le 29 octobre 2008 à 16h23

Les villes d'Hargeisa, capitale du Somaliland, et de Bosasso, le port principal du Puntland, ont été frappées par cinq attentats suicide mercredi.

somalie pirates otages © LCI/TF1

Cinq attentats suicide à la voiture piégée ont fait 28 morts et des dizaines de blessés mercredi dans les villes d'Hargeisa, capitale du Somaliland, et de Bosasso, le port principal du Puntland, dans le nord de la Somalie.
 
Ces attentats ont été commis alors que les responsables du gouvernement provisoire somalien rencontraient à Nairobi, la capitale kényane, les chefs d'Etats de la région pour tenter de ramener la paix en Somalie. A Hargeisa, capitale de la région sécessionniste du Somaliland, trois attentats à la voiture piégée ont visé le siège de la présidence, les bureaux du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l'ambassade d'Ethiopie. Il y a eu 25 morts, dont vingt à l'ambassade. Il y aurait au moins deux morts au bureau de l'Onu.

Factions islamistes
 
A Bosasso, dans la région semi-autonome du Puntland, deux autres attentats ont visé un complexe des services de renseignement, faisant trois morts. Cette vague d'attentats minutieusement synchronisée n'a pas été revendiquée. Toutefois, des groupes islamistes, chassés de Mogadiscio à la fin 2006, combattent depuis lors le gouvernement provisoire somalien et ses alliés éthiopiens. Pour les autorités somaliennes, il ne fait aucun doute que ces attentats-suicide sont l'œuvre des factions islamistes. "C'est l'oeuvre des habituels terroristes qui cherchent toujours à créer le chaos. Je peux vous assurer que nous n'allons pas les laisser faire. Ils auront des comptes à rendre devant la justice", a ainsi déclaré le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin, lors de la réunion de Nairobi en apprenant les attentats.
   
Le Puntland et le Somaliland avaient été jusqu'ici relativement épargnés par ce genre d'attentats, comparé au sud du pays où le gouvernement appuyé par les Ethiopiens doit faire face aux insurgés islamistes. Depuis début 2007, les violences politiques ont fait près de 10.000 morts dans la population civile. Plus d'un million de personnes ont dû fuir leurs foyers.

(D'après agence)

le 29 octobre 2008 à 16:13
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