Cinq corps dans l'épave de l'hélicoptère français

le 18 janvier 2009 à 19h16 , mis à jour le 18 janvier 2009 à 22h01

Outre les deux morts signalés après le crash, six militaires étaient jusqu'alors portés disparus. Le ministre de la Défense Hervé Morin s'est rendu à Libreville.

Un hélicoptère militaire français Cougar, similaire à celui qui s'est écrasé au large du Gabon (18 janvier 2008)Un hélicoptère militaire français Cougar, similaire à celui qui s'est écrasé au large du Gabon (18 janvier 2008) © TF1/LCI

Des plongeurs ont retrouvé dimanche cinq corps après l'accident d'un hélicoptère français au large des côtes gabonaises. Sur les dix militaires qui se trouvaient à bord de l'appareil, un Cougar, la mort de deux d'entre eux avait été annoncée peu après l'accident, alors que deux autres avaient été retrouvés - l'un légèrement blessé et le second indemne -, six étant jusqu'à dimanche soir portés disparus. Pour les retrouver, d'importants moyens ont dû être mis en oeuvre, l'épave de l'hélicoptère ayant été retrouvée dans la matinée grâce notamment au soutien de la compagnie Total. Très présente au Gabon, celle-ci a mis à la disposition des forces françaises un sonar et un robot sous-marin.

"Aujourd'hui, l'épave de l'hélicoptère a été localisée par 35 mètres de fond  et fouillée. Il faut malheureusement déplorer le décès de cinq autres militaires. Un dernier militaire est toujours porté disparu. Les recherches se poursuivent", a indiqué dimanche soir un communiqué de l'Elysée, après plusieurs heures de recherches. "Le chef de l'Etat a tenu à assurer les familles et les proches des victimes de toute sa compassion et à leur adresser ses condoléances attristées. Il a également souhaité un prompt rétablissement au militaire qui a été blessé".

Un numéro de téléphone pour les familles

L'hélicoptère, un Cougar, avait décollé samedi peu après à 20 heures locales du pont de La Foudre, un bâtiment de la Marine qui croisait à une cinquantaine de kilomètres des côtes gabonaises, lors d'un exercice militaire franco-gabonais. Il s'était abîmé en mer quelques instants après son décollage, au large de Nyonié, une petite localité située entre Libreville et la ville portuaire de Port-Gentil.

Quatre  des occupants de l'hélicoptère appartenaient au détachement de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT),  basé à Libreville. Parmi eux figurent notamment les deux soldats dont la mort avait été annoncée dès l'accident, ainsi que le blessé léger. L'autre unité frappée par cet accident est le 13e Régiment de dragons  parachutistes de Dieuze, en Moselle. Elle comptait six de ses membres dans l'hélicoptère, tous commandos des forces spéciales. Le soldat retrouvé indemne fait partie de cette unité.

Dimanche en cours de journée, le ministre de la Défense Hervé Morin s'est rendu sur place. Après une courte visite au centre de commandement du Camp De Gaulle où sont stationnées les Forces Françaises au Gabon, il s'est rendu en hélicoptère sur le bâtiment La Foudre, d'où avait décollé le Cougar. Il devait ensuite revenir à Libreville s'entretenir avec les familles au Camp De Gaulle, puis rendre visite à un des survivants avant d'aller au Palais présidentiel pour rencontrer le président gabonais Omar Bongo Ondimba. Le ministère de la Défense a annoncé la mise en place d'un numéro vert, pour les familles et les proches, qui peuvent désormais joindre une cellule spécialisée au 0800.74.75.75.

D'après agence

le 18 janvier 2009 à 19:16
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