Manifestations à Antananarivo le 31 janvier 2009. © TF1/LCILe maire d'Antananarivo Andry Rajoelina, engagé dans bras de fer contre le président Marc Ravalomanana, s'est "proclamé" samedi en charge de la gestion de Madagascar devant ses partisans rassemblés dans la capitale.
Tentative de putsch à Madagascar en plein référendum ?
Alors que le pays votait ce mercredi pour adopter ou non un référendum constitutionnel visant à légitimer le pouvoir du président Andry Rajoelina, une vingtaine d'officiers ont affirmé vouloir renverser le régime. La situation était néanmoins calme à Antananarivo, la capitale.
Publié le 17/11/2010
"Une demande pour le départ immédiat du président sera déposée prochainement au Parlement afin de suivre la procédure légale", a lancé le maire à plusieurs dizaines de milliers de ses partisans rassemblés à son appel sur la place du 13 Mai, dans le centre de la ville, protégé à la tribune par plusieurs gardes du corps. Au début de la manifestation, des jeunes manifestants ont jeté des pierres sur des gendarmes équipés de tenues anti-émeutes, provoquant leur départ précipité. Aucun autre incident n'a cependant été signalé en début d'après-midi, alors les partisans du maire ont commencé à se disperser rapidement après la fin du discours.
"Transition démocratique"
C'est le troisième rassemblement appelé par le maire depuis le début de la semaine. Lundi, les manifestations avaient dégénéré en pillages et incendies volontaires de magasins. Le second, mercredi, s'était déroulé et dispersé dans le calme. Au moins 68 personnes, selon la gendarmerie, ont été tuées à Madagascar depuis lundi. Dans un entretien à des journalistes jeudi soir le maire, s'était prononcé pour la mise en place d'une "transition démocratique" à Madagascar dont il prendrait la tête.
Andry Rajoelina a des rapports tendus avec le régime depuis son élection à la mairie en décembre 2007 comme candidat indépendant face au candidat du parti présidentiel. Le bras de fer s'est nettement durci avec la fermeture par le gouvernement le 13 décembre de sa télévision, Viva, qui avait diffusé une interview de l'ex-président en exil Didier Ratsiraka. Le 23 janvier, il avait qualifié le régime de "dictature" et a appelé à des rassemblements de protestation dans la capitale.
(D'après agence)
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