Laurent Nkunda (Image d'archives) © LCI
France-Rwanda : le "passé" aux oubliettes, Sarkozy et Kagame parlent "avenir"
Le président rwandais, qui a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée ce lundi, a expliqué que les deux hommes avaient parlé d'"avenir". Il a également annoncé que son pays ne demandait plus d'"excuses" à la France pour son rôle présumé dans le génocide de 1994.
Publié le 12/09/2011
Kagame en France : entre malaise et réconciliation
Le président rwandais effectue sa première visite officielle en France depuis le génocide de 1994, destinée à rebâtir une relation encore marquée par le contentieux autour du rôle de la France avant et pendant les massacres.
Publié le 12/09/2011
Kouchner, VRP de Sarkozy dans les Grands Lacs
<b> Eclairage -</b> Le voyage du ministre des Affaires étrangères au Rwanda et en République démocratique du Congo sert à préparer le terrain à celui du chef de l'Etat. La France veut en effet reprendre la main dans la région.
Publié le 08/01/2010
L'interview de Laurent Nkunda par LCI,
en décembre 2008
Il y a deux mois à peine, ses troupes de la rébellion tutsie du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP) marchaient vers Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Elles étaient même sur le point de renverser le président Joseph Kabila. A l'époque, Laurent Nkunda était alors soutenu par le régime, également tutsi, en place au Rwanda, voisin de la RD Congo. Le président rwandais Paul Kagame l'utilisait notamment pour combattre les rebelles hutus rwandais installés en RD Congo depuis une dizaine d'années.
Il y a dix jours, Laurent Nkunda avait été "renversé" par son chef d'Etat Major. Bosco Ntangada avait dans la foulée pris la tête du CNDP. Jeudi, replié au Rwanda, Laurent Nkunda a donc été arrêté par les troupes de son ancien mentor rwandais. La raison de ce brusque changement de cap : un retournement d'alliance au plus haut niveau. Joseph Kabila et Paul Kagamé ont en effet mis de côté leur ancienne querelle courant décembre. Les clauses de leur accord sont restées secrètes mais nul ne doute que l'arrestation de Laurent Nkunda en faisait partie.
Conséquence de la nouvelle alliance : depuis quelques jours, les forces rwandaises et congolaises avaient lancé une vaste offensive conjointe dans l'est de la RC Congo, avec l'appui du CNDP, pour traquer officiellement les rebelles hutus rwandais. Elles étaient donc arrivées jeudi aux portes de Bunagana, fief de Laurent Nkunda, qui serait alors passé de l'autre côté de la frontière. A peine avait-il mis les pieds au Rwanda qu'il était interpellé par les forces loyalistes rwandaises.
Extradition ?
A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement a exprimé la satisfaction des autorités et demandé l'extradition de Laurent Nkunda "dans la perspective qu'il soit présenté devant son juge naturel", c'est à dire la justice congolaise - Laurent Nkunda fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré en septembre 2005 par la Haute cour militaire congolaise pour désobéissance et crimes de guerre à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu qu'il avait prise en juin 2004.
A Bruxelles, le commissaire européen au Développement Louis Michel a espéré que l'arrestation permette de "consolider et renforcer la paix" dans la région.
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