L'Union africaine dépêche un émissaire

Par L.D. (Avec agence), le 09 février 2009 à 11h59 , mis à jour le 09 février 2009 à 16h48

L'ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères, Amara Essy, est attendu "incessamment" dans la capitale.

Manifestation contre le régime à Madagascar, le 28 janvier 2009Manifestation contre le régime à Madagascar. © TF1/LCI

L'Union africaine (UA) a décidé de dépêcher un émissaire à Madagascar à Antananarivo, la capitale, où 28 personnes ont été tuées samedi par des tirs de la garde présidentielle contre des opposants.

  • Tentative de putsch à Madagascar en plein référendum ?

    Alors que le pays votait ce mercredi pour adopter ou non un référendum constitutionnel visant à légitimer le pouvoir du président Andry Rajoelina, une vingtaine d'officiers ont affirmé vouloir renverser le régime. La situation était néanmoins calme à Antananarivo, la capitale.

    Publié le 17/11/2010 Tentative de putsch à Madagascar en plein référendum ?
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"Compte tenu de l'évolution de la situation à Madagascar et de l'inquiétude qu'elle inspire à l'UA, le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a décidé de dépêcher un émissaire à Antananarivo", a précisé l'UA dans un communiqué. Cette émissaire, l'ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères Amara Essy, "arrivera incessamment à Madagascar (...) où il s'emploiera à évaluer la situation avec toutes les parties concernées", ajoute le communiqué qui appelle un nouvelle fois les "parties malgaches (...) à la plus grande retenue". En tout, une centaine de personnes ont été tuées dans les violences qui ont émaillé depuis le 26 janvier le bras de fer entre le maire déchu d'Antananarivo Andry Rajoelina et le président Marc Ravalomanana dans la grande île de l'océan Indien.

Par ailleurs, l'émissaire dépêché à Madagascar par le secrétaire général de l'ONU a réclamé lundi "une solution pacifique et démocratique" à la crise malgache lors d'un entretien avec le président Marc Ravalomanana, a indiqué la présidence malgache.

Démission de la ministre de la Défense

Autre fait marquant, la ministre de la Défense de Madagascar, Cécile Manorohanta, a annoncé sa démission après la répression par la garde présidentielle, dans un communiqué diffusé lundi par la radio privée Radio Antsive. "En cette période de crise politique, je compatis et je soutiens moralement toutes les familles qui ont eu des décès", écrit la ministre, assurant : "en tant que mère je n'accepte pas cette violence". Peu de temps après, c'est le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo qui a été nommé ministre malgache de la Défense.
 
Lundi, plus de 5000 personnes se recueillaient sur la place du 13 Mai, au coeur de la capitale malgache, où étaient exposés les cercueils de quatre des 28 personnes tuées samedi. La foule avait auparavant accompagné les cercueils dans une procession partie d'un gymnase jouxtant le stade municipal où une première cérémonie oecuménique avait été organisée dimanche.

Par L.D. (Avec agence) le 09 février 2009 à 11:59
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3 Commentaires

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  • Alvin johnson, le 09/02/2009 à 15h10

    Je me demande pourkoi en afrique kanton manifeste il ya tjours des morts. ke l union africaine ait le courage comdanner l acte criminelle de la garde presidentielle

  • Karine, le 09/02/2009 à 13h01

    Pourquoi le maire veut-il reverser le pouvoir. c'est n'est pas démocratique. il ne pouvait pas attendre les prochaines élections pour se présenter s'il veut le pouvoir. c'est toujours pareil c'est le peuple qui paie. il y des morts inutiles.

  • Dina, le 09/02/2009 à 12h46

    Je me demande qu'aurait fait la garde présidentielle de la maison blanche si des manifestants mal maîtrisés voulaient s'introduire dans la maison blanche!

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