L'armée investit la présidence

le 16 mars 2009 à 17h45 , mis à jour le 16 mars 2009 à 22h38

Des tirs ont retenti lundi soir dans les bureaux de la présidence malgache, dans le centre d'Antananarivo, alors que des militaires sont entrés en force dans le bâtiment.

Madagascar émeutes antananarivoManifestations à Antananarivo le 31 janvier 2009. © TF1/LCI

Le président Marc Ravalomanana vit peut-être ses dernières heures à la tête de l'Etat de Madagascar. Lundi soir, des tirs nourris ont retenti dans les bureaux de la présidence malgache dans le centre d'Antananarivo, peu après que des militaires ont investi en force le bâtiment. Des tirs d'armes automatiques étaient entendus et deux fortes explosions ont retenti dans le bâtiment, délaissé par le président Marc Ravalomanana, qui est retranché dans un palais situé à une douzaine de kilomètres du centre-ville. Les tirs ont ensuite cessé tandis que deux blindés entrés dans l'enceinte balayaient de leurs projecteurs les murs et les fenêtres des bâtiments.

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Des militaires avaient pris position lundi en début de soirée autour des bureaux de la présidence. L'un d'entre eux avait demandé avec un mégaphone aux personnes encore présentes dans les bureaux de la présidence de sortir, tandis que des soldats prenaient position aux abords immédiats du bâtiment. Peu après, un blindé avait défoncé le portail d'entrée de l'enceinte du bâtiment.

Un mandat d'arrêt pour "haute trahison"

Plus tôt lundi, le chef de l'opposition malgache, Andry Rajoelina, avait demandé aux forces de l'ordre d'arrêter "sans retard" le président Marc Ravalomanana qui a perdu le soutien d'éléments de la garde présidentielle ayant fait défection. S'exprimant juste avant Andry Rajoelina, sa "ministre de la Justice", Christine Razanamahasoa, avait déclaré qu'un mandat d'arrêt pour "haute trahison" était lancé contre Marc Ravalomanana. "Les procureurs du territoire et les forces de l'ordre sont destinataires du mandat d'arrêt", avait-elle affirmé.

Mais si le chef de l'opposition Andry Rajoelina veut contraindre le chef de l'Etat à la démission, il a assuré lundi ne pas avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle du palais présidentiel. "A l'heure actuelle, Ravalomanana n'a pas de pouvoir. Avons-nous l'intention de prendre Iavoloha ? Beaucoup de choses vont se passer dans les prochaines 48 heures", a déclaré Andry Rajoelina à Reuters. Mais, a-t-il ajouté, "ce n'est pas moi qui ai donné l'ordre" de prendre le palais.

(D'après agence)

le 16 mars 2009 à 17:45
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3 Commentaires

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  • RAHARIMALALA, le 16/03/2009 à 18h53

    Le pays est pauvre, ,ne detruisez pas les biens du pays, evitez des tuées les peoples . Trouver un arrengement amicale. Nous avons marre de recommencer tout à zéro. Trouver les solutions pour faire sortir le pays. Les malgaches sont des gens honnêttes,le president est élu pour améliorer la vie des peoples malgaches, c'est un homme sage, donc faites le mieux nous comptons sur vous.

  • BMW, le 16/03/2009 à 18h21

    Quand serons nous indépendants réellement car je ne crois pas que ce jeune opposant puisse avoir les moyens de tenir tête aussi longtemps et de faire intervenir aussi facilement l'armée. c'Est du rechauffé. Que Dieu nous vienne en aide

  • BMW, le 16/03/2009 à 18h18

    C'est franchement dommage que l'Afrique qui devrait avancer, regresse encore plus avec ses histoires de démocratie à la crosse de fusils. Pauvre peuples f'Afrique

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