Manifestations à Antananarivo le 31 janvier 2009. © TF1/LCILe président Marc Ravalomanana vit peut-être ses dernières heures à la tête de l'Etat de Madagascar. Lundi soir, des tirs nourris ont retenti dans les bureaux de la présidence malgache dans le centre d'Antananarivo, peu après que des militaires ont investi en force le bâtiment. Des tirs d'armes automatiques étaient entendus et deux fortes explosions ont retenti dans le bâtiment, délaissé par le président Marc Ravalomanana, qui est retranché dans un palais situé à une douzaine de kilomètres du centre-ville. Les tirs ont ensuite cessé tandis que deux blindés entrés dans l'enceinte balayaient de leurs projecteurs les murs et les fenêtres des bâtiments.
Tentative de putsch à Madagascar en plein référendum ?
Alors que le pays votait ce mercredi pour adopter ou non un référendum constitutionnel visant à légitimer le pouvoir du président Andry Rajoelina, une vingtaine d'officiers ont affirmé vouloir renverser le régime. La situation était néanmoins calme à Antananarivo, la capitale.
Publié le 17/11/2010
Des militaires avaient pris position lundi en début de soirée autour des bureaux de la présidence. L'un d'entre eux avait demandé avec un mégaphone aux personnes encore présentes dans les bureaux de la présidence de sortir, tandis que des soldats prenaient position aux abords immédiats du bâtiment. Peu après, un blindé avait défoncé le portail d'entrée de l'enceinte du bâtiment.
Un mandat d'arrêt pour "haute trahison"
Plus tôt lundi, le chef de l'opposition malgache, Andry Rajoelina, avait demandé aux forces de l'ordre d'arrêter "sans retard" le président Marc Ravalomanana qui a perdu le soutien d'éléments de la garde présidentielle ayant fait défection. S'exprimant juste avant Andry Rajoelina, sa "ministre de la Justice", Christine Razanamahasoa, avait déclaré qu'un mandat d'arrêt pour "haute trahison" était lancé contre Marc Ravalomanana. "Les procureurs du territoire et les forces de l'ordre sont destinataires du mandat d'arrêt", avait-elle affirmé.
Mais si le chef de l'opposition Andry Rajoelina veut contraindre le chef de l'Etat à la démission, il a assuré lundi ne pas avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle du palais présidentiel. "A l'heure actuelle, Ravalomanana n'a pas de pouvoir. Avons-nous l'intention de prendre Iavoloha ? Beaucoup de choses vont se passer dans les prochaines 48 heures", a déclaré Andry Rajoelina à Reuters. Mais, a-t-il ajouté, "ce n'est pas moi qui ai donné l'ordre" de prendre le palais.
(D'après agence)
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