A Mayotte, dimanche, jour du référendum © RICHARD BOUHET/AFPEn 1974, lorsque les Mahorais avaient décidé de rester français, les trois autres îles des Comores avaient opté pour l'indépendance et la fin de la colonisation française. Sans surprise, le référendum de dimanche dernier, par lequel les 72.035 électeurs de Mayotte ont décidé de faire de leur île un département français à part entière, n'est pas du goût du dirigeant comorien Ahmed Abdallah Sambi, qui parle de "politique coloniale".
S'adressant lundi au sommet de la Ligue arabe, Ahmed Abdallah Sambi avait appelé ses pairs à exprimer "leur solidarité avec le peuple des îles Comores dans la défense de son droit légitime, juridique et souverain à recouvrer l'île de Mayotte et à publier, à l'instar de l'Union africaine, un communiqué rejetant le référendum nul". "L'île de Mayotte est un territoire arabe occupé et toutes les mesures prises par l'Etat d'occupation sont nulles et non avenues", avait-il lancé.
Mardi, après ceux de l'Union africaine, les dirigeants arabes ont donc accédé à sa demande. Dans une déclaration solennelle, ils proclament leur "rejet de l'occupation française et demandent à la France de poursuivre le dialogue avec le gouvernement comorien pour parvenir à un règlement qui garantit le retour de l'île Mayotte sous la souveraineté des Comores". Ils refusent de "reconnaître les résultats de ce sondage" et considèrent "les mesures que prendrait la France en vertu de ce sondage comme illégales, nulles et non avenues".
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