Les soldats malgaches dans les bureaux de la présidence © LCILe calme régne mardi sur la capitale de Madagascar, Antananarivo. Trois véhicules blindés montés de mitrailleuses, trois camions militaires et plusieurs dizaines de soldats portant des bérets rouges étaient postés ou patrouillaient autour et dans les bureaux de la présidence, dont l'armée a pris le contrôle lundi.
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Alors que le pays votait ce mercredi pour adopter ou non un référendum constitutionnel visant à légitimer le pouvoir du président Andry Rajoelina, une vingtaine d'officiers ont affirmé vouloir renverser le régime. La situation était néanmoins calme à Antananarivo, la capitale.
Publié le 17/11/2010
Andry Rajoelina, le chef de file de l'opposition, qui avait demandé l'arrestation le chef de l'Etat, est entré mardi après-midi dans les bureaux de la présidence, suivi de milliers de partisans et salué par les militaires. Venu avec ses partisans de la place du 13-Mai où il avait, lors d'un rassemblement, "remercié" l'armée d'avoir pris les bureaux de la présidence, Rajoelina est entré dans l'enceinte du bâtiment gardé par des militaires qui ont levé leurs fusils en guise de signe de victoire. Il cependant démenti lundi avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle du palais présidentiel.
"Je mourrai avec vous s'il le faut"
Lors de l'attaque, le chef de l'Etat Marc Ravalomanana ne se trouvait pas dans ses bureaux. Il est réfugié dans le palais présidentiel d'Iavoloha, à 12 km du centre d'Antananarivo. Mais pour le moment, l'armée ne semble pas avoir donné l'ordre d'investir la résidence. La présidence a démenti mardi une information diffusée par la station de radio privée Radio-Antsiva sur une démission du chef de l'Etat. Mais selon des diplomates en poste à Antananarivo, le président malgache a bien démissionné et transféré ses pouvoirs à "un directoire militaire".
Selon son porte-parole, le président malgache reste déterminé à lutter jusqu'au bout et a discuté d'un éventuel soutien militaire avec les Nations unies et les Etats d'Afrique australe. "Le président compte rester à Madagascar. Il l'a fait savoir à la garde présidentielle, qui lui a dit qu'il devait se rendre ailleurs, et il a répondu 'Je mourrai avec vous s'il le faut'. C'est sa position", a déclaré le porte-parole de la présidence. "Les pouvoirs du président sont actuellement limités, bien sûr. C'est en train de devenir un coup de force militaire. Il a encore le pouvoir de réclamer une aide extérieure ainsi qu'un réseau par lequel s'adresser au peuple", a-t-il conclu.
D'après agence
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