Les trois ex-otages samedi au Soudan © DR![]() |
| Le soulagement des otages |
Remis en libertés, sains et saufs. C'est désormais officiel. Les trois humanitaires occidentaux de Médecins sans Frontières enlevés au Darfour ont bel et bien été libérés. Un Haut responsable soudanais et MSF l'ont confirmé samedi.
Il s'agit d'une infirmière canadienne, d'un logisticien français et d'un médecin italien de MSF-Belgique, enlevés en compagnie d'un ressortissant soudanais membre de MSF. Les humanitaires ont été enlevés mercredi soir sur fond de montée de la tension au Soudan après la décision, le 4 mars, de la Cour pénale internationale de lancer un mandat d'arrêt contre le président soudanais Bachir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.
Le taux de mortalité risque d'augmenter
Le Soudan a réagi en interdisant à 16 ONG de continuer de travailler dans le pays en les accusant d'avoir aidé la CPI, ce que ces ONG ont démenti. Deux sections de MSF ont été priées de partir, mais pas MSF-Belgique à laquelle appartiennent les humanitaires enlevés. Des ONG ont dit s'être heurtées à un antagonisme croissant au Darfour depuis que le mandat d'arrêt a été lancé.
MSF a annoncé vendredi, avant l'annonce des libérations, qu'il avait suspendu toutes ses opérations au Darfour et prié sa trentaine d'employés expatriés de regagner Khartoum. L'organisation est très préoccupée par la situation à Saraf Omra où l'ONG gérait l'unique dispensaire pour une zone de 60.000 habitants.
Médias officiels et responsables soudanais ont vivement attaqué cette semaine les ONG expulsées qu'ils ont accusées d'espionnage en affirmant qu'elles n'agissaient guère pour les populations du Darfour. Vendredi, le journal pro-gouvernemental Akhir Lahzah publiait une interview dans laquelle un responsable des services de santé reprochait à MSF d'avoir suspendu ses activités après les enlèvements, dénonçant un "acte de malveillance" décidé en riposte aux expulsions. Un représentant du secrétaire général de l'Onu pour les droits des personnes déplacées, a prévenu vendredi que les taux de mortalité et de malnutrition risquaient d'augmenter dans les camps de réfugiés du Darfour en conséquence des expulsions d'ONG.
(D'après agence)
(D'après agence)
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