Partisans de Abdelaziz Bouteflika © ReutersLes Algériens sont appelés aux urnes ce jeudi pour départager les six candidats lors du premier tour de l'élection présidentielle. Mais il n'y a de fait qu'un seul prétendant : le président sortant Abdelaziz Bouteflika. Presque assuré d'obtenir un troisième mandat - il a fallu pour cela modifier la Constitution qui n'en prévoyait que deux -, il vise une "majorité écrasante" avec une participation conséquente. "Un président qui n'est pas élu à une majorité écrasante n'est pas un président", assène-t-il.
Plus que son score, c'est celui de l'abstention qui sera scruté par les observateurs. L'opposition a en effet appelé au boycott car elle juge le scrutin "joué d'avance". Pour contrer toute accusation d'éventuelles fraudes, le gouvernement affirme que "le système électoral garantit la transparence et le respect des résultats du vote". Des observateurs de l'Union africaine, de l'Organisation de la conférence islamique, de la Ligue arabe et de l'Onu superviseront les opérations. Néanmoins, afin de légitimer sa victoire annoncée, Abdelaziz Bouteflika doit obtenir le taux de participation le plus élevé possible. "Votez, votez même contre moi, mais votez", a-t-il donc lancé à de nombreuses reprises lors de la campagne officielle. Son camp a ainsi inondé les électeurs de SMS.
Amnistie générale ?
Face à ses adversaires, peu connus et peu présents dans les médias, le chef de l'Etat a eu beau jeu de mettre en avant ses dix ans passés à la tête du pays, promettant la "stabilité et la continuité" avec un nouveau plan de développement de 150 milliards de dollars sur 5 ans, trois millions d'emplois et la construction d'un million de nouveaux logements.
Concernant les violences qui rythment la vie de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika a évoqué durant sa campagne un référendum sur une éventuelle amnistie générale en faveur des islamistes qui se "rendraient définitivement". Une initiative qui vise à conforter sa politique de réconciliation nationale, qui a déjà entraîné la reddition de plusieurs milliers de ces djihadistes depuis 1999.
D'après agence
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