Un des quatre adultes et l'enfant voyageant sur le "Tanit" © DR![]() |
| Ce qu'il s'est passé |
C'est Bernard Kouchner qui l'a annoncé mardi matin : les pirates qui ont capturé ce week-end un navire français ont été localisés lundi. Le ministre des Affaires étrangères a fait cette déclaration sur RTL, sans donner plus de détails sur l'endroit où les plaisanciers français ont pu être emmenés par leurs ravisseurs.
Par ailleurs, on en sait un peu plus sur l'identité des Français séquestrés. Selon une source proche de l'enquête, le voilier français capturé samedi par des pirates somaliens est le "Tanit", à bord duquel une famille partie de Vannes (Morbihan) tentait de se rendre à Zanzibar. Un couple et son fils de trois ans, ainsi qu'un autre couple embarqué en chemin, se trouvent à bord de ce voilier de 12,5 mètres, parti fin juillet de la ville bretonne à destination de l'île dans l'océan indien.
"Fuir la société de consommation"
Dans son blog, le couple écrivait le 20 mars, quelques jours avant son attaque par les pirates: "A partir de la nuit du 15 au 16 (mars) nous commençons à naviguer tous feux éteints. Nous sommes en plein dans la zone à risque pour le piratage, cependant rien à signaler". "Le danger existe, et il s'est sans doute accru au fil de ces derniers mois, mais l'océan reste vaste. Les pirates ne doivent pas anéantir notre rêve", ajoutait le couple. Il avait également mis plusieurs vidéos de son voyage sur WAT.
Dans ce secteur où les risques de piratage sont grands, les voiliers de plaisance voyagent le plus souvent en convoi, pour tenter de diminuer les risques. Mais ce n'était pas le cas pour le "Tanit". L'organisation non gouvernementale Ecoterra International, basée au Kenya voisin de la Somalie et spécialisée dans la surveillance maritime, a révélé l'attaque du bateau en précisant qu'elle avait eu lieu "à environ 640 km au large de Ras Hafun dans le nord-est de la Somalie". Deux autres voiliers français avaient été capturés par des pirates somaliens dans cette zone en 2008.
Accompagné par une frégate
Mardi, l'Etat-major des armées à Paris a annoncé que la marine nationale avait "formellement déconseillé" au "Tanit" de poursuivre sa route vers le Kenya, devant la recrudescence des actes de piraterie. De fait, sur son blog, l'équipage du Tanit relatait un premier contact avec un hélicoptère militaire français dans le golfe d'Aden, le 17 mars au matin, puis un nouveau contact avec la frégate de surveillance, le Floréal, qui participe à l'opération européenne Atalante contre la piraterie dans le golfe d'Aden. Selon lui, le Floréal a accompagné le voilier du 17 au 20 mars, lui conseillant de faire route plutôt vers les Seychelles.
Selon le quotidien Ouest-France, qui l'avait interviewé peu avant son départ de Vannes en juillet 2008, le couple affirmait vouloir "fuir la société de consommation et sa routine pour vivre une vraie aventure au long cours".
(D'après agence)
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