Rose Kabuyé peut retourner à Kigali

le 01 avril 2009 à 10h36 , mis à jour le 01 avril 2009 à 10h47

La justice française a levé le mandat d'arrêt visant la chef du protocole de la présidence rwandaise.

Rose Kabuye rwandaRose Kabuye, le 20 novembre 2008 sur LCI © TF1-LCI

Le dossier judiciaire Rose Kabuyé encombrait les tentatives de réchauffement diplomatique entre la France et la Rwanda. Le rebondissement annoncé mardi soir pourrait accélérer la reprise des relations. La justice française a en effet levé le mandat d'arrêt à l'encontre de la chef du protocole de la présidence rwandaise. Cette proche du président Paul Kagamé a été mise en examen pour son participation présumée dans l'attentat qui a coûté la vie en avril 1994 au président Juvenal Habyarimana. Cet attentat fut le déclencheur du génocide qui coûta la vie à environ un million de personnes les mois suivants. La justice française est saisie de l'affaire puisque quatre Français -des membres d'équipage- se trouvaient à bord de l'appareil.

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    Publié le 08/01/2010 Kouchner, VRP de Sarkozy dans les Grands Lacs
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Arrêtée le 9 novembre 2008 en Allemagne en connaissant les risques de son voyage, Rose Kabuye avait  ensuite été extradée vers la France où elle a été mise en examen le 18 novembre pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste". A ce titre, laissée en liberté, elle ne pouvait pas quitter le territoire français. La levée du mandat d'arrêt va donc lui permettre de reprendre ses fonctions et de voyager librement. Elle va s'ailleurs regagner le Rwanda sous peu. "Depuis son arrestation, Mme Kabuye coopère avec les autorités françaises et continuera à le faire jusqu'à ce que l'affaire soit classée et son innocence établie", explique le gouvernement rwandais.
 
Au total, neuf fonctionnaires rwandais sont visés depuis novembre 2006 par des mandats d'arrêt internationaux délivrés par la justice française. Le dossier a entraîné la rupture des liens diplomatiques entre Paris et Kigali. En août dernier, le Rwanda a accusé à son tour 33 responsables politiques et militaires français d'implication dans le génocide. Kigali estime que Paris, qui a soutenu le gouvernement du président Habyarimana mais a toujours nié avoir trempé dans le génocide, cherche à faire diversion.

le 01 avril 2009 à 10:36
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1 Commentaires

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  • K, le 01/04/2009 à 11h52

    On dirait bien qu'une fois de plus, la politique a pris le pas sur la justice...

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