Après Omar, Ali Bongo ?

Par Laurent DESCHAMPS (Avec agences), le 09 juin 2009 à 08h31 , mis à jour le 09 juin 2009 à 15h13

Ali Ben Bongo, fils du président défunt et actuel ministre de la Défense, pourrait, selon des spécialistes, prendre sa succession à la tête du pays.

[Expiré] [Expiré] ali bongo © AFP/D. Minkoh

Après 41 ans de pouvoir sans partage, la succession de ce dinosaure s'annonce difficile d'autant que le président Omar Bongo, décédé lundi à Barcelone des suites d'un cancer, n'a jamais désigné de dauphin. La mort de Bongo, qui n'avait jamais suspendu ses activités officielles auparavant depuis son arrivée au pouvoir en novembre 1967, devrait en tout cas susciter des convoitises, même si les analystes estiment que le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir est en mesure de gérer la transition dans la stabilité.

Aux termes de la Constitution, la présidente du Sénat Rose-Francine Rogombé, membre du PDG créé par Bongo en 1968, doit assurer l'intérim.  Des élections doivent être organisées dans les 45 jours. La porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Laure Olga Gondjout a assuré que la Loi fondamentale et les institutions seraient "respectés". Mais le pays, doté d'importantes ressources pétrolières, est dominé par une petite élite étroitement solidaire et les opposants redoutent que le fils du président, Ali Ben Bongo, actuel ministre de la Défense, ne profite d'un éventuel vide du pouvoir pour en prendre la tête. Les spécialistes du Gabon le voient eux aussi succéder à son père mais n'excluent pas qu'il puisse s'agir d'un autre membre de la famille, comme sa sœur Pascaline Bongo.

Hommage d'Obama
 
Soulignant que le président avait "toujours cultivé l'unité et la cohésion des Gabonais pour une paix véritable", le Premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, a appelé ses concitoyens à "la préserver dans le respect des institutions". "En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République vous invite à rester unis et solidaires dans le recueillement et la dignité", a-t-il lancé. Le Parti démocratique gabonais (PDG), créé par Omar Bongo, a de son côté réaffirmé "son attachement au respect de la légalité constitutionnelle", exhortant les Gabonais "à faire preuve de vigilance, de sérénité et de responsabilité". Le gouvernement a décrété un deuil national de 30 jours. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

Quoiqu'il en soit, le président américain Barack Obama s'est dit "attristé" par la mort lundi du président du Gabon. Et, détail qui peut augurer du rôle que veulent jouer les Etats-Unis dans l'avenir du pays africain, Obama a insisté dans son hommage sur  le rôle de Bongo "dans le développement et le façonnage des fortes relations bilatérales existant aujourd'hui entre le Gabon et les Etats-Unis".

Frontières coupées

En attendant la succession, les frontières du pays ont été fermées afin d'éviter toute ingérence étrangère et les forces de l'ordre sont prêtes à intervenir en cas de troubles. Les communications internet et téléphoniques avec le pays sont également très difficiles.

TITRE

Selon Valéry Giscard d'Estaing, qui s'est exprimé mardi sur Europe 1, Omar Bongo aurait que
soutenu "financièrement" Jacques Chirac pendant la campagne présidentielle de 1981. Jacques Chirac n'a pas encore réagi.

Mais Charles Pasqua, qui se trouvait dans son staff de campagne du RPR en 1981, affirme n'avoir "jamais entendu" que le défunt président gabonais ait aidé "financièrement tel ou tel" dans la classe politique française.

Par Laurent DESCHAMPS (Avec agences) le 09 juin 2009 à 08:31
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31 Commentaires

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  • Hp, le 19/08/2009 à 22h35

    Soyons objectif mes chers copatriotes. il me parait normal que les gens manifestent quand il ne sont pas ok. il me parait aussi normal que les gens manifestent leur joie quand il sont content. alors ou est le probleme? Deux choses pour gagner une election presidentielle: la personnalite, le charisme et les reseaux, limplantation du parti Ali bongo part faible car pas trop populaire ce qui parait normal il etait impossible de faire ombrage au pere mais largement favorise car disposant d'une machine electoral comme le PDG et ses reseaux les autres candidats sont populaire Mamboudou, Myboto etc mais leurs partis ne sont pas bien reprsentes sur l'ensemble du pays Un autre facteur Ali ben bongo dispose de grand moyens financiers ce qui est atout majeurs par ailleurs pour moi un candidat independant ne peut gagner les elections en plus en deux semaines de campagne pour terminer je crois Ali Ben BONGO O. sera elu en 2009

  • Don, le 17/08/2009 à 04h22

    Qu'il essaie et saura qui sont les gabonais .

  • Gabonais en colère, le 11/08/2009 à 20h21

    Une chose est sure, si la france soutien ali bongo, nous allons commencer par bruler vif tous les français qui sont au gabon et ensuite tuer quelque s français ici en france pour que la communauté internationale nous prenne au sérieux. les français ont décidé de s'initier dans la politique du gabon en nous imposant le père puis le fils gueyan et bourgi l'ont bien dis. Alkaida a commencé par les petite menace aux usa avant de fraper fort c'est ce que le peuiple gabonais reserve au français continuez a vous moquer de nous nous vous tuerons un a un a petit feu. Furieusement

  • Gabonouveau, le 11/08/2009 à 20h11

    Soyons objectifs, ABO est un battant, il est calme , serein, et il maitrise les dossiers. Il a prouvé de quoi il est capable au Ministère de la défense et ce serait vraiment ingrat de notre part de ne pas le reconnaitre. Donnons lui sa chance, je crois kil la mérite vraiment.

  • Qui vivra vera, le 29/07/2009 à 15h31

    IL est écrit "QUE LE FILS FASSE MIEUX QUE SONT PERE" Alors méttons ALI au pouvoir et on vera. Je parie qu'il s'en sortira, avec la volonté de tous. Non au dinausores des années 90. Non aux oposants du jour et amis de feu le président la nuit.

  • ONVERRA, le 16/07/2009 à 16h05

    Le fils, au nom du père vient aujourd'hui d'être investit par les instances du PDG, parti qui mutile le Gabon, pour être candidat à l'élection présidentielle du 30 août à venir. Soit. Mais ce que le monde et lui même ignore c'est la répugnance que les gabonais ont rien qu'à l'idée même qu'il ait songé un jour à représenter le Gabon. Ce pays nous appartient tous et il n'est pas question que l'on s'inscrive dans une logique de succession monarchique où certains se croiraient investi ou détenteur du droit divin. Après plus de 40ans, il est plus que temps que tous les compatriotes gabonais se lèvent et prouvent à la face du monde le rejet que nous manifestons à l'endroit d'un prétendu prince héritier du fauteuil présidentiel du Gabon. Ce 30 août, cet individu redescendra sur terre après la mémorable et cinglante défaite qu'il subira. Courage gabonais, c'est par les urnes que nous effaceront ces personnages insignifiants qui ont ruiné notre beau pays. Unissons nous, serrons nous les coudes et hurlons ensemble " TOUT SAUF ALI"

  • Kenny, le 14/07/2009 à 14h15

    Ali BONGO est le meilleur des choix;on ne veut plus des dinosaures de l'ére bongo;s'ils aiment le Gabon;qu'ils se retirent dans la dignité et profitent des richesses accumulées.

  • Courage, le 04/07/2009 à 10h56

    Je souhaite contacter Ali Bongo

  • Gogoafrica, le 24/06/2009 à 12h56

    C'est bien beau de balancer de telles informations, mais il faut que les médias français sachent qu'au Gabon il n'y a pas que les gabonais mais aussi des français. ces derniers mènent une très belle vie. le pouvoir d'Omar Bongo les a bien profité. alors s'il y a quoi que ce soit que vos scoops vont provoqué, les français aurons leur part des incidents.... et là vous aurez des vrais scoops. parce que le peuple gabonais dans sa misère regarde les français du coin de l'oeil. nous sommes convaincus que peu importe celui qui viendra la vie du peuple ne va pas changer en tour de baton magique. laissez-nous organiser les élections et si c'est Ali Bongo qui se présente et l'emporte nous allons accepter. c'est un gabonais et un politique. collez-nous la paix!!!!

  • MOI MËME, le 22/06/2009 à 23h36

    Après la disparition de cet grand homme politique africain que fut le président BONGO ONDIMBA, la classe politique gabonaise a besoin d'un sérieux coup de fouet. Il faut que ceux qui sont au pouvoir depuis la conférence nationale, soit 20 ans déja, passent la main. Pour cette transition en douceur, il n'y a pas mieux qu'Ali BONGO ONDIMBA pour la conduire: il a les moyens laissés par son père; il est suffisamment puissant pour barrer la route à ces charognards qui ont dépécé le Gabon depuis 1990. Car la construction du gabon s'est arrêtée apvec l'avènement du multipartisme. Ces multimilliardaires devenus se sont servis comme jamais celà n'a été le cas au gabon. Place à une autre classe politique autour d'Ali BONGO ONDIMBA

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