© AFP 
> Chirac et Giscard règlent leurs comptes
La vengeance étant un plat qui se mange froid, c'est seulement mardi 9 juin 2009, en réaction à la mort d'Omar Bongo que Valéry Giscard d'Estaing a fait, sur Europe 1, cette étonnante révélation sur une affaire datant de 1981 : "Normalement, vous savez qu'on n'acceptait pas des versements de fonds provenant de pays étrangers qui soutenaient des candidats en France. Et j'ai appris que Bongo soutenait financièrement Jacques Chirac." En clair, lors de la présidentielle de 1981 dans laquelle il fut battu par François Mitterrand, Jacques Chirac, son autre opposant du premier tour, aurait bénéficié d'un coup de pouce du président gabonais.
Jacques Chirac, évidemment, n'a pas apprécié. L'autre ancien président de la République a donc répondu mercredi, évoquant notamment "une médiocre polémique" et assurant que les propos de VGE étaient "dénués de tout fondement". Mardi, déjà, Jacques Chirac avait trouvé un défenseur en la personne de Charles Pasqua : "basse insinuation", "calomnie" et plus durement, "vieillesse", avait alors accusé l'ancien ministre de l'Intérieur.
François Mitterrand aussi ?
Eventuelle explication à cette vilaine pique entre anciens chefs d'Etat, il est de notoriété publique que les relations de Giscard d'Estaing avec celui qui fut son Premier ministre sont mauvaises. Les deux hommes se côtoient cependant, bon gré mal gré, au Conseil constitutionnel où ils siègent en tant qu'ex-présidents.
Autre réaction mercredi, mais qui vient cette fois de la gauche. Jean-Louis Bianco, qui fut secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand, a indiqué qu'à sa connaissance, l'ancien président socialiste n'avait pas reçu d'argent du président gabonais Omar Bongo durant la campagne présidentielle de 1988. Une manière de répondre cette fois-ci au député PS André Vallini qui estime pour sa part qu'Omar Bongo, non content d'arroser la droite, avait "peut-être" financé en France des campagnes électorales de la gauche.
| Le processus constitutionnel enclenché à Libreville |
Conformément à la Constitution, Rose Francine Rogombé, 66 ans, la présidente du Sénat, désignée mardi présidente du Gabon par intérim, a prêté serment mercredi devant les autorités et la Cour constitutionnelle. Charge à elle désormais de veiller à l'organisation d'un scrutin présidentiel dans les 45 jours. Un délai que les diplomates occidentaux estime trop court. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




