Les moyens français d'enquête et de recherches

le 30 juin 2009 à 14h09 , mis à jour le 30 juin 2009 à 14h13

Le BEA, chargé des enquêtes techniques en cas de crash, devrait participer aux investigations, même si l'accident s'est produit au large des côtes comoriennes. Il constitue une équipe.

Passagers à l'aéroport de Roissy après l'annonce du crash de l'A310 de la compagnie Yemenia (30 juin 2009)Dans l'aéroport parisien après l'annonce du crash de l'A310 de la compagnie Yemenia mardi © TF1/LCI

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses, l'organisme public chargé, en France, de faire la lumière sur les accidents aériens, et qui se trouve notamment en première ligne dans l'enquête sur le crash du vol Rio-Paris d'Air France, est en train de constituer une "équipe d'enquêteurs" qui va se rendre sur les lieux de l'accident de l'A310 de la compagnie Yemenia, qui s'est abîmé au large des côtes comoriennes.

Le BEA, chargé des investigations techniques, est certes français, mais il n'en interviendra pas moins dans cette enquête, même si l'accident s'est passé à l'étranger : le constructeur de l'avion, Airbus, est partiellement français.

6,5 tonnes de matériel, des plongeurs...

La France est également déjà impliquée dans les recherches puisqu'elle a dépêché deux bâtiments de la Marine nationale et un Transall. Selon la Préfecture de la Réunion, le Transall a décollé de la base aérienne de Gillot mardi à 11h15. Il doit survoler la zone du crash, à environ huit milles nautiques (environ 15 km) des côtes Comoriennes, avant d'atterrir dans à Moroni. L'avion doit ensuite se rendre à Mayotte pour aller chercher du matériel. L'appareil transporte 6,5 tonnes de matériel de secours et d'aide médicale et des Zodiac. Six plongeurs de la Marine nationale, six plongeurs sapeurs-pompiers, trois médecins et trois infirmiers du Samu, trois psychologues, et un logisticien sont à bord. Un deuxième Transall est en attente sur la base de Gillot.

"Des moyens civils et militaires sont en train d'être rassemblés à La Réunion sous l'autorité du préfet", avait auparavant déclaré le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major des armées à Paris. Il avait également précisé que deux bâtiments de la Marine nationale, un patrouilleur maritime, La Rieuse, et la frégate de surveillance Nivôse avaient reçu l'ordre de se diriger vers Grande Comore, la plus grande île de l'archipel comorien, qu'ils devraient atteindre mercredi, selon l'état-major des armées à Paris. Selon la préfecture de la Réunion, les deux navires croisaient au large de Madagascar lorsqu'ils ont été alertés. Un remorqueur d'une société privée avec à son bord une équipe médicale et des plongeurs de la gendarmerie nationale s'apprêtait aussi à se rendre sur les lieux, selon la Préfecture de Mayotte.

D'après agence

le 30 juin 2009 à 14:09
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