Hôtel dans lequel résidait les deux Français kidnappés. © TF1/LCIQui a enlevé les deux fonctionnaires français, probablement des hommes de la DGSE, les services secrets, à Mogadiscio mardi ? Le gouvernement somalien, par la voix du ministre de la Défense, a affirmé mercredi matin qu'il s'agissait d'un acte crapuleux. "On a des informations sur les gens qui sont derrière ce kidnapping. On ne connaît pas leurs noms mais on connaît leur appartenance, leur groupe. Ce sont des gens armés, c'est peut-être un rapt pour demander une rançon mais ce n'est pas un rapt politique", a-t-il déclaré sur Radio France Internationale.
"Les ravisseurs ne sont pas connus en tant que shebab (ndlr : islamistes radicaux), en tant que groupe islamique de Hezb al-Islamiya, ce sont plutôt des gens qui profitent de la violence à Mogadiscio", a expliqué le ministre, qui assure que des "contacts directs et indirects" existaient avec les ravisseurs. "Toutes les forces somaliennes sont mobilisées" et "nous allons faire tout notre possible pour essayer de localiser les endroits où ils peuvent se trouver", a-t-il ajouté, en espérant une libération prochaine des deux Français.
Mais un peu plus tard, un haut responsable de la police a contredit le ministre en affirmant que les deux hommes étaient détenus par le groupe islamiste Hizbul Islam. Il a précisé qu'Hizbul Islam est désormais en conflit avec un autre groupe de rebelles, al Chabaab, concernant le sort des otages. "Al Chabaab veut récupérer les Français détenus par Hizbul Islam, ils sont tout près de se battre", a-t-il ajouté. Les otages auraient en fait changé de main. Une déclaration qui vient s'ajouter à la confusion ambiante. Mardi, un membre de l'Agence nationale de sécurité somalienne avait en effet lancé que les ravisseurs appartenaient au ministère de l'Intérieur et que l'enlèvement était le résultat de dissensions au sein des forces de sécurité somaliennes.
L'idendité des deux hommes n'a pas été révélée par les autorités françaises, pas plus que leur qualité civile ou militaire. "Ce sont des conseillers en mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien", a simplement expliqué le Quai d'Orsay. Mercredi, il a démenti que les deux agents agissaient sous une couverture de journalistes.
D'après agence
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