© TF1-LCIL'incident s'est produit mercredi soir, lors de la toute dernière phase d'atterrissage d'un Airbus A330 d'Air France à l'aéroport Maya-Maya de Brazzaville. Alors que l'appareil, chargé d'une liaison régulière, avait correctement touché le sol et qu'il était en train de rouler pour rejoindre la zone de parking, un choc s'est produit lors du passage à proximité d'un bâtiment, a précisé la compagnie aérienne à LCI.fr. On ignore s'il a touché la paroi de l'immeuble ou un élément sortant de la façade ; toujours est-il que l'appareil a eu le bout de son aile droite "éraflé", selon les termes d'une porte-parole de la compagnie.
Le chef de la sûreté de l'aéroport Maya-Maya a plutôt évoqué pour sa part "une fissure" sur l'appareil, dont l'aile aurait touché "le hangar de l'aéroport". Quant à la gravité des dégâts, il n'a pu se prononcer : si la "fissure" est, selon lui, "visible à l'oeil nu, pour le reste, le Congo ne dispose pas de matériel approprié pour tester et découvrir des dégâts profonds". Le ministre congolais de l'Aviation civile, Emile Ouosso, également chargé des Transports, a précisé que "c'est la partie rehaussée de l'aile qui a heurté le bâtiment qui a été cassée" - cet élément correspondant au "winglet", petite ailette verticale placée au bout de l'aile.
Des dégâts a priori minimes, selon Air France
L'appareil avait à son bord "plusieurs dizaines de personnes", a ajouté le ministre. Aucun blessé n'a été signalé, selon lui. "Les responsables de la compagnie Air France m'ont assuré que techniquement l'avion pouvait voler sans problème. Mais, par précaution et mesure de sécurité, nous l'avons cloué au sol. L'appareil doit repartir en France sans passagers".
Du côté de la compagnie aérienne, on juge les descriptions de l'incident faites par les autorités congolaises "exagérées", la pièce décrite comme "fissurée" ou "cassée" portant en fait une simple rayure. Et l'on insiste sur le fait que le choc s'est produit à très faible vitesse (quelques kilomètres/heure tout au plus), et qu'il ne peut avoir affecté les qualités de vol de l'appareil. D'ores et déjà, "l'appareil a été inspecté par les équipes de maintenance sur place", a précisé un porte-parole de la compagnie, et c'est surtout par précaution qu'Air France a décidé que l'Airbus ne reprendrait pas de passager et reviendrait à vide à l'aéroport de Roissy pour y être inspecté.
Les voyageurs qui devaient monter à bord de cet avion seront donc acheminés par d'autres vols, assure la compagnie. Selon le ministre congolais de l'Aviation civile, une partie des passagers doivent emprunter ce jeudi un autre appareil d'Air France assurant la liaison Paris-Brazzaville via Kinshasa en République démocratique du Congo. Les autres voyageurs seront transportés "par un gros porteur attendu demain (vendredi)".
Avec agence
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