Premiers troubles de l'ère post-Bongo

le 07 août 2009 à 15h58 , mis à jour le 07 août 2009 à 17h10

Des milliers de manifestants ont exigé ce vendredi la démission d'Ali Bongo, ministre de la Défense et favori du scrutin qui désignera le successeur de son père le 30 août.

ali ben bongo congoAli Ben Bongo, aux obsèques de son père Omar Bongo, le 16 juin 2009 © Reuters

Deux mois après la mort d'Omar Bongo, qui avait régné plus de 40 ans sur le Gabon, et trois semaines avant la présidentielle qui doit désigner son successeur, de premiers incidents notables ont eu lieu ce vendredi à Libreville. Malgré l'interdiction officielle des autorités, plusieurs milliers de personnes, parmi lesquels une dizaine de candidats, la plupart issus de l'opposition, ont en effet défilé dans les rues de la capitale. Les forces de l'ordre sont alors intervenues et de violents affrontements ont opposé les deux camps. Plusieurs blessés ont été signalés, sans qu'il soit possible d'établir un bilan précis. Il s'agit des premiers troubles d'importance depuis le 8 juin dernier.

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Plus d'infos

 
Les manifestants demandaient notamment la démission du gouvernement du ministre de la Défense Ali Ben Bongo, fils du défunt président et favori au scrutin à un seul tour du 30 août. Ils ont ainsi scandé des slogans comme "Ali démission", "Ali dictateur", "On veut le changement" ou le "Gabon n'est pas une monarchie".
 
Depuis plusieurs semaines, la présence au gouvernement de deux ministres candidats, Pierre-Claver Maganga Moussavou (Enseignement technique) et Ali Ben Bongo est très critiquée par les 21 autres candidats, de nombreux hommes politiques et membres de la société civile. Le Parti démocratique gabonais, au pouvoir, leur a répondu qu'"aucune disposition ne disqualifie les candidats à l'élection présidentielle pour siéger au gouvernement", ajoutant que les demandes de démission étaient "un faux débat". Jeudi, Pierre-Claver Maganga Moussavou a cependant annoncé sa démission du gouvernement pour se "consacrer à la campagne" électorale.

A noter qu'une partie de la communauté gabonaise de Paris a également manifesté contre Ali Ben Bongo ce vendredi.

le 07 août 2009 à 15:58
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14 Commentaires

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  • Bille, le 09/08/2009 à 19h52

    Eh oui, nous sommes de plus en plus convaincus, ici à Libreville, qu'un coup de force est en préparation. Le PDG, ce parti qui, au fil des 42 ans est devenu une machine à contraindre physiquement et psychologiquement les gabonais, au point d'écoeurer son président-fondateur ("Dieu ne nous a pas donne le droit de faire du Gabon ce que nous en faisons..."), veut imposer au Gabon une monarchie devant préserver les intérêts des roitelets créés par le défunt président. cette "monarchie présidentielle" déjà impopulaire plongera le pays dans le chaos. au lieu d'aller dans le sens de la marche du progrès que prennent tous les autres peuples, le peuple gabonais fera un bond en arrière de plusieurs siècles. Ceci pour les seuls intérêts pécuniaires des responsables de ce malheureux parti; souvent lâches et toujours aveuglés politiquement par leurs égoïsmes puérils.

  • Gabondabord, le 09/08/2009 à 18h50

    Bizarement, Ali n'a jamais tenu de pre-campagne en dehors de celui du pont d'Akebe (le pont d'akebe est en quartier a tres tres forte population du Haut-Ogooue, province natale du defunt president). Qu'il va aussi le tour du Gabon comme les autres candidats au lieu de passer tout son temps sur France 24, 3A Telesud, etc.... Ce ne sont pas les francais et autres africains qui vont voter mais des gabonais. Alors au lieu de faire le beau en France qu'il vienne le faire dans les quartiers de Libreville, Port-Gentil, Oyem, Lambarene, etc... Qu'il vienne alors nous prouver qu'il est proche du peuple gabonais comme il le pretend.

  • Gabondabord, le 09/08/2009 à 18h42

    Il n'est pas president en exercice, il n'est donc pas en train de defendre son mandat. Dans les systemes democratiques, cela n'est possible que lorsqu'on est soit president ou premier ministre en exercice. De plus l'actuel premier ministre, vice-president du parti est son directeur de campagne (imaginez Chirac etre le directeur de campagne de Balladur en 1988). Pourquoi n'a t-il pas simplement ete nomme premier ministre apres la demission du dermier premier ministre de son defunt pere? Il aurait simplement prouve et confirme aux yeux du monde qu'il est le vrai chef de fil du PDG. Arretons d'etre aveugle, il y'a quelque chose de pas clair qui est en train de se preparer.

  • MMM, le 08/08/2009 à 20h53

    Pourquoi devrait-il démissionner ? dans pleinsd e pays démocratiques on a vu des candidats se présenter alors qu'ils avaient des fonctions parfois plus importantes ... d'un autre côté, on parle de l'Afrique ... Lio, Lyon Vous avez tout compris, on parle bien en Afrique et vous n'êtes visiblement pas au courant que "la démocratie est un luxe en Afrique". En France quand on est candidat à l'élection présidentiel, nous savons que le fait d'être le Président en exercice ne vous donne pas plus d'avantage sur les autres candidats mais au Gabon ca n'existe pas la ligne entre bien personnels et biens publiques tenant à la taille d'un poil du bras. Tenez, à la mort de bongo on est sensé rentré dans une transition, avec un Président de transition et donc un gouvernement de transition. au début ca bien fonctionné jusqu'à l'investiture du rabougris. Par la suite le ministre de la communication nous a déclaré que leur gouvernement est un gouvernement PDG de leur parti (donc plus gouv de transition?) et leur 1er ministre (le maboule actuel) a déclaré, "nous sommes un gouv PDG qui va s'ateler à faire élir le candidat PDG". Et nous, que devons faire, applaudir?? ali sait qu'il n'est capable de tenir un meeting dans aucune des cités du Gabon que si les militaires sont en renfort! Quelle campagne peut-il donc faire s'il n'est pas ministre de la défense? Et nous, nous devons dire VIVE le ROI ali?? il se met le doigt dans l'oeil!!

  • Témoinlucide, le 08/08/2009 à 20h10

    Ali Bongo est très loin d'être favori comme vous dites. Il ne l'est que dans votre tête et dans celle de l'Elysée dont vous êtes les porte-paroles au mépris de tout sentiment de justice et de la volonté du peuple gabonais qui désire un changement sans un nom à consonance Bongo. Ce que vous oubliez, Mme ou M., auteur de ce texte, c'est que vous enfoncez votre Gouvernement en l'encourageant à soutenir une très mauvaise solution qui provoquera au Gabon et dans la plupart des Etats africains des sentiments antifrançais. Croyez-moi que votre Ali Bongo que nous, Gabonais, connaissons mieux que vous, ne pourra JAMAIS garantir les fameux intérêts de la France au Gabon. Laissez les Gabonais élire librement leur président et ils vous en seront reconnaissants. Ils veulent la démocratie et le changement. N'y ont-ils pas droit ?

  • Lio, le 08/08/2009 à 14h35

    Pourquoi devrait-il démissionner ? dans pleinsd e pays démocratiques on a vu des candidats se présenter alors qu'ils avaient des fonctions parfois plus importantes ... d'un autre côté, on parle de l'Afrique ...

  • Gabondabord, le 08/08/2009 à 12h30

    Pourquoi Ali Ben BONGO ONDIMBA n'est-il pas capable de demissionner de son poste de Ministre de la defense? Est-ce que cela veut dire que cette position est une partie importante de sa strategie de prise du pouvoir (passage en force = coup d'etat s'il le faut)? Peut-on avoir assez de temps pour preparer une campagne presidentielle (qui demande beaucoup de temps) et en meme temps exercer une fonction ministerielle qui est elle aussi prenante? Cela veut-il dire que l'on ne compte pas sur le suffrage des electeurs pour etre elu? Qu'Ali vienne le nous expliquer

  • Fax, le 08/08/2009 à 03h57

    Apparemment, il n'a jamais été dit que la France soutenait Ali Bongo, même si ce dernier a été mis en avant lors de déplacements à l'étranger et ainsi présenté comme le sucesseur de son père. Sarkozy a aussi dit qu'il souhaitait une "rupture" (discours de Dakar, plutôt mal compris par certains), ce que les opposants veulent aussi. La France a besoin d'un pays stable avec des dirigeants démocrativement élus, pour protéger ses intérêts financiers dans ce pays, où il y a tout à faire. Laissons faire les gabonais, sinon ils nous le reprocheraient longtemps. Mêmes s'ils sont par nature pacifiques, n'oublions pas que le peuple du Gabon est constitué d'une 40aines d'ethnies diffrérentes, dont certaines que l'on retrouvent au Cameroun, Guinée Equato et Congo ont le "sang chaud". A quand un sondage d'opinions au Gabon?

  • MHOUN, le 07/08/2009 à 22h30

    Après plus de 40ans de scandales politiques et socio-economiques du clan BONGO, ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale, c'est la dérive monarchique. Une république ne peut être une monarchie, or le Gabon est une république. Cette manifestation pacifique amenée par les forces de l'opposition traduit la volonté du peuple qui veut aspirer à un ordre juste dans un État de droit où la démocratie est garantie par le jeu des alternances politiques claires. L'État c'est le peuple, or le peuple est souverain, donc un État audible à la souffrance de son peuple ne peut être légitime. Ne pouvant être juge et partie, le candidat Ali Bongo doit démissionner de son poste stratégique de ministre de la défense. De plus, la transparence des elections passe par : - La révision du fichier électoral - la prise en compte du problème des compatriotes qui n'ont pas pu s'inscrire sur les listes électorales ( delai court, files d'attentes et manque de carnets d'inscriptions dans certains bureaux d'inscriptions etc. ) Loin d'être le favori, j'ose espérer que la presse française est objective lorsqu'elle traite les informations émanant du Gabon, le candidat Ali Bongo est très impopulaire au sein de la population gabonaise.

  • Sebalouf, le 07/08/2009 à 21h32

    Je suis congolais de la RDC mais le Gabon m'interesse. Je demande aux français de laisser l'Afrique se démocratiser au lieu de continuer à nous imposer leurs marionettes. L'ére Bongo est dépassé, laissons la place à la vraie démocratie. On ne doit pas sacrifier toute l'Afrique pour des interets occidentaux. La France nous prend pour des cons. Elle a nous humilie. Elle a commencé à prepare les gabonais à l'arrivée d'Ali ldepuis la veille de la mort de Bongo. En nous disant que son fils va prendre le pouvoir. C'est une honte, surtout quand on sait que le Gabon doit d'abord organiser des élections avant de proclamer un gagnant. L'afrique n'impose pas ses homme à l'Elysée quand meme. Jamais la France ne pense à l'interet de notre continent. Les candidats des français ont toujours été les énemis de l'Afrique. Ouvrons les yeux!

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