Ali Ben Bongo, aux obsèques de son père Omar Bongo, le 16 juin 2009 © ReutersDeux mois après la mort d'Omar Bongo, qui avait régné plus de 40 ans sur le Gabon, et trois semaines avant la présidentielle qui doit désigner son successeur, de premiers incidents notables ont eu lieu ce vendredi à Libreville. Malgré l'interdiction officielle des autorités, plusieurs milliers de personnes, parmi lesquels une dizaine de candidats, la plupart issus de l'opposition, ont en effet défilé dans les rues de la capitale. Les forces de l'ordre sont alors intervenues et de violents affrontements ont opposé les deux camps. Plusieurs blessés ont été signalés, sans qu'il soit possible d'établir un bilan précis. Il s'agit des premiers troubles d'importance depuis le 8 juin dernier. Au second jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat rencontre Paul Kagamé, son homologue rwandais, pour mettre fin aux relations houleuses entre les deux pays depuis le génocide de 1994. Au premier jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat a été reçu ce mercredi par Ali Bongo, le nouveau président, héritier de son père Omar. Jeudi, il se rendra au Rwanda. Lors de son déplacement de deux jours en Afrique, le chef de l'Etat apportera son onction au "nouveau" Gagon du fils d'Omar Bongo puis tournera la page du contentieux qui gêne les relations avec Kigali depuis le génocide.
Plus d'infosSarkozy au Rwanda pour tourner la page

Au Gabon, Sarkozy soutient le fils Bongo et relance la coopération

Sarkozy adoube le fils Bongo et tourne la page avec Kigali

Les manifestants demandaient notamment la démission du gouvernement du ministre de la Défense Ali Ben Bongo, fils du défunt président et favori au scrutin à un seul tour du 30 août. Ils ont ainsi scandé des slogans comme "Ali démission", "Ali dictateur", "On veut le changement" ou le "Gabon n'est pas une monarchie".
Depuis plusieurs semaines, la présence au gouvernement de deux ministres candidats, Pierre-Claver Maganga Moussavou (Enseignement technique) et Ali Ben Bongo est très critiquée par les 21 autres candidats, de nombreux hommes politiques et membres de la société civile. Le Parti démocratique gabonais, au pouvoir, leur a répondu qu'"aucune disposition ne disqualifie les candidats à l'élection présidentielle pour siéger au gouvernement", ajoutant que les demandes de démission étaient "un faux débat". Jeudi, Pierre-Claver Maganga Moussavou a cependant annoncé sa démission du gouvernement pour se "consacrer à la campagne" électorale.
A noter qu'une partie de la communauté gabonaise de Paris a également manifesté contre Ali Ben Bongo ce vendredi.
Retour MYTF1
Sarkozy au Rwanda pour tourner la page
Chargement en cours...




