© AFPAu lendemain de la victoire d'Ali Bongo, fils du défunt chef d'Etat Omar Bongo, à la présidentielle et des incidents qui ont suivi, de nouveaux troubles ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi puis en tout début de matinée à Port-Gentil, la capitale économique du pays.
Malgré le couvre-feu instauré jeudi soir, des pillages et des violences ont ainsi été perpétrés -commerces dévalisés, stations-essence détruites...- dans plusieurs quartiers de la ville. Selon la police, une cinquantaine de personnes ont été arrêtées. Vendredi matin, la circulation dans les rues de la ville était extrêmement réduite, aucun taxi n'étant visible. Les commerces étaient tous fermés. Jeudi, le consulat de France et des intérêts de Total et Schlumberger avaient notamment été attaqués. Trois personnes ont été blessées.
En revanche, à Libreville, la capitale politique, siège du gouvernement, où des heurts violents ont également eu lieu jeudi, un calme précaire régnait.
Interrogé sur RTL vendredi matin, Bernard Kouchner a redit une nouvelle fois que la France, accusée d'avoir favorisé Ali Bongo, "n'est pas intervenue" et qu'elle "n'avait pas de candidat". Il a réaffirmé qu'en l'état actuel de la situation, Paris ne prévoyait "pas du tout d'opération de rapatriement" de ses ressortissants, ajoutant que "tout est prêt pour la faire éventuellement". Environ 10.000 Français habitent au Gabon, où une base militaire permanente de 1.000 hommes est installée.
Ci-dessous, écoutez un extrait de l'interview de Bernard Kouchner :
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




