Les opérations électorales pour désigner le successeur d'Omar Bongo au Gabon (30 août 2009) © TF1/LCILes forces de sécurité ont été renforcées dans les rues de Libreville où les trois favoris à la présidentielle pour succéder à feu Omar Bongo ont revendiqué la victoire, sans attendre les chiffres officiels du scrutin. Des militaires et policiers en tenue antiémeutes ont pris place aux points névralgiques de la capitale, s'ajoutant à la garde républicaine et aux militaires présents en permanence autour du Palais présidentiel, sur le Bord de mer et d'autres carrefours depuis la mort de Bongo. Les rues sont moins animées qu'un jour ordinaire, beaucoup d'habitants et commerçants ayant choisi de ne pas travailler en raison de la tension autour de l'élection.
"Ça ressemble à un coup de force. Qu'est ce qui peut justifier que les forces de défense de sécurité puisque tout le monde, y compris la France, reconnaît que l'élection s'est déroulée dans de bonnes conditions ? Rien", s'est insurgé l'ancien ministre de l'Intérieur et candidat André Mba Obame.
Résultats attendus mercredi soir
Aucun chiffre n'a été communiqué, ni par la Commission électorale autonome et permanente (Cénap), ni par le ministère de l'Intérieur, qui co-organisent les élections dans ce pays d'un million et demi d'habitants. Les résultats devraient être publiés mercredi entre 18 heures et minuit. Sans attendre leur proclamation et les conclusions des quelque 300 observateurs nationaux et internationaux accrédités, la France s'est félicitée lundi du "bon déroulement du scrutin", de "la bonne participation", "en dépit de certaines difficultés techniques".
Quelques heures après la clôture du scrutin, l'opposant historique Pierre Mamboundou s'était présenté comme étant le vainqueur. Peu après, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) proclamait son candidat Ali Bongo, fils du défunt président, "gagnant" de l'élection. Lundi, il s'est dit lui-même "largement gagnant", mais sans fournir de précisions. L'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame affirmait aussi dès dimanche soir qu'il serait "proclamé président de la République" sur la foi de résultats recueillis par son équipe. Lundi, Zacharie Myboto, un candidat qui figurait au début de la campagne parmi les favoris, s'est rallié à lui, après le désistement en sa faveur de cinq présidentiables vendredi.
D'après agence
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