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Espion français: les islamistes posent leurs conditions


le 17 septembre 2009 à 10h31
Temps de lecture
3min
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Shebab à Mogadiscio, le 29 juin 2009. / Crédits : Reuters

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AfriqueLes "shebab" exigent notamment que la France cesse tout soutien au régime et retire toute présence militaire.

Le 14 juillet dernier, deux espions français, chargés d'une mission auprès du gouvernement somalien, étaient enlevés à leur hôtel à Mogadiscio, peu après leur arrivée dans la capitale. Le 26 août, l'un d'eux, "Marc Aubrière", réussissait à s'échapper du groupe qui le détenait. En revanche, son collègue est toujours détenu par les "shebab", le mouvement islamiste somalien plus ou moins lié à Al-Qaïda.
 
Ce jeudi, pour la première fois, les "shebab" ont présenté leurs revendications au gouvernement français. Outre "la libération des moujahidines prisonniers dans les pays dont les noms seront communiqués plus tard", ils posent donc quatre exigences, toutes politiques :
- "la cessation immédiate de tout soutien politique ou militaire au gouvernement apostat de Somalie et le retrait de tous ses conseillers en sécurité de la Somalie".
 - "le retrait de toutes les forces croisées (Amisom), en particulier celle du Burundi", en référence aux cinq mille hommes de l'Union africaine (UA) déployés à Mogadiscio.
 - "le retrait par la France de toutes ses compagnies de sécurité presentes en Somalie"
   - "le retrait de sa force navale des côtes somaliennes".

Kouchner dément
  
Réaction de Bernard Kouchner :  il est "complètement faux de dire que la France soutient un gouvernement illégal. C'est un gouvernement qui est né de l'assentiment général de la Somalie". Selon le ministre des Affaires étrangères, les deux officiers de la DGSE avaient pour mission de former des élements de "la police et la garde présidentielle" du chef de l'Etat, Sharif Cheikh Ahmed. Cet islamiste modéré est au pouvoir depuis janvier. Son fragile pouvoir sur une petite partie de Mogadiscio est soutenu à bout de bras par la communauté internationale.
 
De leur côté, les "shebab", qui ont indiqué à plusieurs reprises vouloir juger leur otage,  affirment que l'agent était également chargé de "recueillir des renseignements de sécurité" qui "auraient été exploités pour lancer des opérations venant des navires de guerre des croisés postés aux larges des côtes somaliennes".

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  • Michel : L' ex somalie italienne a du soucis à se faire sur son avenir économique. Le mieux serait de lui envoyer Madame Royale et diverses associations qui pourront s'excuser au nom de la France. Pirates.

    Le 17/09/2009 à 11h19
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