© AFPAlors que le calme semble revenir au Gabon, l'opposition ne désarme pas. Un collectif de candidats malheureux à la présidentielle, dont l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame et Pierre Mamboundou, qui revendiquent chacun la victoire, a demandé lundi dans une déclaration commune un "nouveau comptage des voix" du scrutin. Selon les résultats officiels, annoncés le 3 septembre et validés le lendemain par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du président défunt Omar Bongo Ondimba, a été élu avec 41,73% des suffrages, devant André Mba Obame (25,88%) et l'opposant Pierre Mamboundou (25,22%). "Nous exigeons un nouveau comptage des voix interrompu par le président de la Cénap (Commission électorale nationale autonome et permanente) sur la base des procès-verbaux de tous les bureaux de vote", a affirmé le porte-parole de ce collectif, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, en lisant le texte de la déclaration.
Le collectif estime que les résultats annoncés le 3 septembre ont été l'objet "de graves manipulations", qu'il y a eu "de scandaleux bourrages des urnes" et "d'incompréhensibles gonflements des listes électorales". Ce groupe rassemble 16 des 23 candidats initiaux -André Mba Obame et quatre candidats qui s'étaient ralliés à lui, Pierre Mamboundou, Zacharie Myboto, Jules Aristide Bourdès Ogouliguende, Victoire Lasseni Duboze, Yvette Ngevilo, Luc Bengono Nsi, Marcel Robert Tchoreret, Bienvenu Erick Mauro-Nguemah, Bruno Men Moubamba- ainsi que l'ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba qui s'était retiré le jour même du srutin. L'opposition a d'autre part affirmé que le nombre de morts dans les violences à Port-Gentil était "bien plus important" que le bilan officiel.
Félicitations françaises
Sur le terrain, la situation semblait revenir à la normale au Gabon, après les violences qui ont fait officiellement trois morts depuis l'annonce jeudi de la victoire à la présidentielle d'Ali Bongo, qui a reçu lundi les félicitations du président français Nicolas Sarkozy. Ces félicitations françaises interviennent après quatre jours de tension, particulièrement dans la capitale pétrolière, Port-Gentil (ouest), où des pillages et émeutes ont fait au moins trois morts, et où des intérêts français ont été pris pour cible. Paris, qui s'en défend, a régulièrement été accusé par des opposants d'avoir soutenu Ali Bongo et de perpétuer les pratiques de la "Françafrique", terme qui recouvre un ensemble de relations opaques, politiques, d'affaires nouées par la France avec ses anciennes colonies.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





