Ali Ben Bongo, aux obsèques de son père Omar Bongo, le 16 juin 2009 © ReutersAli Bongo, 50 ans, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l'élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 41,73 % des suffrages, a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou.
Ali Bongo devance l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame avec 25,88% des suffrages et l'opposant historique Pierre Mamboundou qui a recueilli 25,22% des voix. Ces deux candidats revendiquaient la victoire à cette élection. La Cour constitutionnelle doit encore valider le résultat du scrutin. Au total, 357.402 des 807.402 inscrits ont voté, selon les chiffres donnés par le ministre. Bernard Kouchner a indiqué que la France était en contact avec les trois candidats.
Mba Obame et Mamboundou ne reconnaissent pas le résultat
Ali Bongo a promis d'être "le président de tous les Gabonais". "A tous les électeurs dont je n'ai pu bénéficier des suffrages, je voudrais qu'ils soient profondément rassurés de ce que je n'en éprouve et n'en éprouverai aucun ressentiment à leur égard. Je suis et je serai toujours au service de tous sans exclusive", a-t-il déclaré. A l'opposé, le clan d'André Mba Obame, a fait savoir qu'il ne reconnaissait pas le résultat et donc l'autorité d'Ali Bongo. De son côté, selon son entourage, Pierre Mamboundou, qui aurait été grièvement blessé lors de la dispersion d'une manifestation organisée devant le siège de la Commission électorale dans la matinée, serait en "lieu sûr". Son camp rejette aussi le résultat du scrutin.
Conséquence : la situation à Libreville était particulièrement tendue. Des incidents se sont produits dans au moins deux quartiers de la ville au moment de l'annonce des résultats. A Port-Gentil, le consulat de France a été incendié (cliquez ici pour lire notre article : violents heurts, un consulat de France incendié).
(D'après agence)
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