Port-Gentil s'enfonce dans la violence

le 05 septembre 2009 à 07h41 , mis à jour le 05 septembre 2009 à 15h46

Les incidents qui ont suivi la victoire d'Ali Bongo à la présidentielle se poursuivaient dans la seconde ville du pays ou 2 personnes ont été tuées.

[Expiré] [Expiré] gabon soldats libreville © AFP

La situation restait tendue vendredi au Gabon, où deux personnes ont été tuées dans les violences qui ont suivi la victoire d'Ali Bongo à la présidentielle, contestée par l'opposition qui a appelé à "la résistance".
 
Les deux morts se sont produites à Port-Gentil, capitale économique et deuxième ville du pays, où les troubles persistaient vendredi soir alors que le calme était revenu à Libreville.Dans la ville côtière, le commissariat du quartier du Château a été saccagé et brûlé par des manifestants. Les policiers ont fui et les pillards ont libéré les personnes qui s'y trouvaient en garde à vue. En fin de journée, quelque 250 personnes réparties en petits groupes mobiles ont pillé des commerces dans le quartier de Ngadi, au nord de la ville qui a vu arriver deux véhicules des forces de l'ordre. Le Foyer Roger Buttin, un centre sportif et social du groupe pétrolier français Total, au sud, était en feu.

Paris n'a pas de plan de rapatriement

De son côté, tout en déployant un dispositif militaire pour protéger ses ressortissants, la France a rappelé samedi qu'elle conserverait une position de neutralité entre opposants politiques au Gabon. Paris a par ailleurs minimisé les violences qui ont visé jeudi, peu après la publication des résultats, des intérêts français dans le pays et le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué qu'aucun plan de rapatriement des ressortissants français n'était à l'ordre du jour. Toutefois, le groupe français Total a annoncé samedi avoir évacué des expatriés et leurs familles de Port-Gentil. Les installations du groupe pétrolier font en effet figure de symbole de l'influence française dans le pays et sont de fait une cible privilégiée des manifestants.
 
Le gouvernement a opéré un "renforcement des mesures de sécurité sur toute l'étendue du territoire gabonais", en attribuant "toutes compétences pour prendre les mesures" requises à des postes de commandement de crise "créés à cet effet". Le gouvernement a aussi exhorté les forces de l'ordre à s'abstenir "de violences" dans leur mission et à "réagir avec fermeté et promptitude pour mettre fin au désordre et garantir la sécurité de tous".

Témoignage d'un habitant de Port-Gentil :

(D'après agence)

le 05 septembre 2009 à 07:41
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8 Commentaires

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  • Caro, le 05/09/2009 à 20h38

    D'apres mon frere qui reside a port gentil, il y aurait beaucoup plus de victimes que les medias ne rapportent.

  • Kiwi, le 05/09/2009 à 19h02

    L'Afrique à papa c'est finit.

  • Peyreyres, le 05/09/2009 à 18h38

    A Maïckou de Bretagne. Comme beaucoup de français vous n'y connaissez rien à l'Afrique : 1°) si Total s'en va contraint et forcé, Shell, BP et les autres le remplaceront. 2°) l'opposant gabonais "battu" aux élections qui est du Sud et qui alimente la haine contre les français sera le premier à venir voir Sarkozy pour demander ........de l'aide. Connaissez vous le problème de l'Afrique et des ethnies ???..... alors renseignez vous. Les français ne "pillent" plus l'Afrique, ils sont remplacés par les chinois depuis bientôt 25 ans comme au Bénin par exemple où ils ont fait la route DASSA PARAKOU.

  • Maïckou, le 05/09/2009 à 16h35

    Pas d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays INDEPENDANT. Les Français n'ont rien à faire au Gabon, sauf à pérenniser des intérêts datant de la colonisation.

  • Mary, le 05/09/2009 à 14h59

    Au cas où cela vous ait échappé j'ai parlé sur le mode ironique Chris, tant il semble évident que des potentats qui ont employé de tels moyens pour s'enrichir en spoliant leur peuple, tout en réussissant à se maintenir au pouvoir à tout prix durant des décennies ne sont pas prêts de se reconvertir - sauf miracle - en bons samaritains. Je le sais d'autant mieux que ma famille par alliance a été détroussée, persécutée et contrainte à l'exil à l'aube des années soixante par une autre dictateur voleur célèbre surnommé Papa Doc.

  • Chris, le 05/09/2009 à 13h58

    A Mary. Vous avez raison sur la fortune de la famille Bongo. Mais c'est bien beau le fait que la famille Bongo soit riche a ne plus quoi savoir en faire! Croyez-vous vraiment qu'elle aura a mettre la main a la poche? Il y en a eu d'autres qui se sont fait jeter d'Afrique et qui ont toujours leurs fortunes intactes.... en France ou ailleurs.

  • Mary, le 05/09/2009 à 13h07

    Pour répondre à Michel : le Gabon est un pays qui regorge de richesses et la famille Bongo en tout premier qui est à la tête d'une fortune colossale et de bien immobiliers, voitures de luxe, etc. disséminés un peu partout en Europe (France comprise) et aux USA. Famille Bongo et consorts qui pourrait mettre la main à la poche histoire de commencer par rendre au peuple gabonais l'argent qu'elle lui a extorqué par toutes sortes de magouilles et alliances louches depuis plus de quarante ans. Idem pour les banques et agences immobilières qui ont fermé les yeux et ont permis des transferts et blanchiments d'argent éhontés de ladite famille Bongo, alias Bingo !

  • Michel, le 05/09/2009 à 09h30

    Qui va payer tous les dégâts causés par ces élections, la France ou le FMI ?

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