Présidentielle : toujours rien, la tension monte

le 03 septembre 2009 à 10h12 , mis à jour le 03 septembre 2009 à 11h37

Les résultats du scrutin, qui devaient être annoncés mercredi soir, sont retardés car la Commission électorale ne s'accorde pas sur les modalités de validation.

gabon attente résultatsElecteurs gabonais attendant les résultats de la présidentielle, le 2 septembre 2009 © TF1/LCI

"Il y a une certaine difficulté à s'accorder sur la procédure de validation des résultats. Nous allons continuer à examiner les moyens de sortir de cette petite incompréhension. (...) Nous espérons ne pas dépasser la matinée de jeudi pour annoncer des résultats fermes". René Aboghé Ella, le président de la Commission électorale gabonaise, explique que l'instance a en fait été bloquée par la réception tardive des procès-verbaux des 2.800 bureaux de vote du pays et sur la manière de traiter le problème. Conséquence : le résultat de la présidentielle de dimanche, qui devait être annoncé mercredi soir, a donc été retardé. 
 
Sans attendre ces résultats, trois candidats ont déjà affirmé depuis plusieurs jours avoir remporté le scrutin : l'opposant Pierre Mamboundou, l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame (indépendant) et Ali Bongo, ex-ministre de la Défense et fils du président Omar Bongo décédé en juin, après 41 ans au pouvoir. Selon Europe 1, les chiffres donneraient Ali Bongo largement vainqueur.

Sit-in dispersé
 
Ce délai ne fait qu'accroître la tension. Des milliers de personnes se sont ainsi rassemblées toute la nuit devant la Cité de la Démocratie, complexe abritant le siège de la Commission électorale, à l'appel de Pierre Mamboudou et d'autres leaders alliés, en présence d'un important dispositif de gendarmes anti-émeutes. Ce sit-in a été dispersé par les forces de l'ordre dans la matinée.

Auparavant, la nuit avait été généralement calme à Libreville, la capitale, dans une ambiance particulière : rues désertes, peu ou aucune circulation, rares piétons même dans des endroits habituellement fréquentés, important dispositif des forces de l'ordre déployés par petits groupes. Beaucoup de Librevillois ont fait des provisions pour plusieurs jours par crainte de troubles post-électoraux même si les autorités se sont portées garantes de la sécurité. Dans le même temps, l'envoi des SMS était suspendu chez les trois opérateurs de téléphonie mobile du pays.

le 03 septembre 2009 à 10:12
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4 Commentaires

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  • Kko, le 03/09/2009 à 12h45

    Et un de plus qui pourrait s'embraser....Bravo l'Afrique.

  • Le rochelais, le 03/09/2009 à 12h18

    Ali cherche des appuis au sein même de ses adversaires.

  • Michel, le 03/09/2009 à 11h35

    Encore des élections qui sentent pas bon la démocratie. Idem en Afghanistan.

  • Champaloux, le 03/09/2009 à 11h17

    Ce "flottement" ne présage rien de bon et signifie que BONGO fils doit chercher par tous les moyens à conserver un pouvoir sans partage de plus de 40ans ! les mauvaises habitudes sont difficiles à perdre ! souuhaitons pour tous les gabonais voient leurs choix électoraux reconnus comme dans toutes démocraties !

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