© TF1/LCIC'est la première fois que des soldats français, qui assurent depuis le 1er juillet la protection d'une dizaine de thoniers français pêchant au large des côtes somaliennes, ouvrent le feu sur des pirates. L'incident a eu lieu samedi matin en plein océan Indien, à environ 195 milles nautiques au nord de l'archipel des Seychelles, et très loin des côtes.
Ces pirates dont personne ne veut
Que faire des pirates capturés dans le cadre de la mission Atalante dans l'Océan indien ? Les Etats qui pourraient les accueillir et les juger traînent les pieds. Une frégate est bloquée en mer avec ses prisonniers.
Publié le 13/12/2009
Vers 6 heures du matin, heure française, des esquifs pirates ont approché deux bateaux de pêche - les thoniers le Glénan et le Drennec - qui travaillent habituellement en binôme dans ces eaux très poissonneuses au large de la Somalie. Un marin à bord du Drennec a décrit "trois petites vedettes d'environ quatre mètres, presque invisibles et que nous avons eu au radar au dernier moment". Les militaires à bord des deux thoniers "ont d'abord tiré des coups de semonce, puis ils ont tiré au but. Les pirates ont alors laissé tomber et ont fait demi-tour".
"Cela prouve l'efficacité du dispositif"
Ces informations ont été confirmées par une source occidentale naviguant dans la zone, qui a précisé que les esquifs pirates ayant essuyé les tirs des soldats français ont peu après rejoint un bateau mère, un navire d'environ 30 mètres. La même source a jugé que "cela prouve l'efficacité du dispositif", alors que les thoniers espagnols pêchant dans la zone réclament des militaires espagnols une protection identique à celle de leurs collègues français, ce que le gouvernement de Madrid refuse pour le moment.
L'un de ces bateaux espagnols, le thonier géant Alakrana, avait été capturé le 2 septembre entre la Somalie et les Seychelles, avec 36 marins à son bord. Le navire a depuis été ramené vers la côte par les pirates, et mouille actuellement au large du port de Harardere, où il est surveillé à distance par deux frégates qui participent à l'opération européenne antipiraterie Atalante.
L'attaque de ce samedi contre le Glénan et le Drennec eu lieu à environ 20 milles nautiques du lieu d'une précédente attaque de pirates la semaine dernière contre un cargo qui avait essuyé des tirs d'arme automatique. Plusieurs navires de guerre d'Atalante s'étaient rendus les jours suivants dans la zone. Mercredi, des pirates somaliens avaient également attaqué par méprise, dans la nuit, le navire de commandement des forces militaires françaises dans l'océan Indien, le pétrolier-ravitailleur La Somme, qui avait fait prisonnier cinq assaillants.
D'après agence
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