Ali Ben Bongo, aux obsèques de son père Omar Bongo, le 16 juin 2009 © ReutersPrès d'un mois et demi après le scrutin, Ali Bongo est officiellement le nouveau président de la République du Gabon. La Cour constitutionnelle gabonaise a validé son élection à l'issue de l'examen des 11 recours en annulation du scrutin du 30 août. "L'élection de Monsieur Ali Bongo Ondimba en qualité de président de la République gabonaise est confirmée", a déclaré la président de la Cour Marie-Madeleine Mborantsuo. Selon la Cour, qui avait procédé fin septembre à un nouveau recomptage des voix, Ali Bongo, le fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a remporté le scrutin avec 41,79% des voix. L'opposant historique Pierre Mamboundou est désormais 2e du scrutin, avec 25,64% des voix et passe ainsi devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages. D'après les résultats annoncés le 4 septembre par la Cour, Ali Bongo avait été élu avec 41,73% des suffrages devant André Mba Obame (25,88%) et Pierre Mamboundou (25,22%).
Sarkozy au Rwanda pour tourner la page
Au second jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat rencontre Paul Kagamé, son homologue rwandais, pour mettre fin aux relations houleuses entre les deux pays depuis le génocide de 1994.
Publié le 25/02/2010
Au Gabon, Sarkozy soutient le fils Bongo et relance la coopération
Au premier jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat a été reçu ce mercredi par Ali Bongo, le nouveau président, héritier de son père Omar. Jeudi, il se rendra au Rwanda.
Publié le 24/02/2010
Sarkozy adoube le fils Bongo et tourne la page avec Kigali
Lors de son déplacement de deux jours en Afrique, le chef de l'Etat apportera son onction au "nouveau" Gagon du fils d'Omar Bongo puis tournera la page du contentieux qui gêne les relations avec Kigali depuis le génocide.
Publié le 24/02/2010
La Cour constitutionnelle a rejeté ou déclaré irrecevables les requêtes en annulation du scrutin, déposées par une citoyenne et neuf candidats, dont André Mba Obame et Pierre Mamboundou qui s'estiment chacun vainqueur. Lundi, avant la lecture du verdict de la Cour, André Mba Obame a annoncé qu'il entamait une grève de la faim, estimant le Gabon victime "d'un coup d'État électoral" et dénonçant "une dérive dictatoriale". Une "petite clique s'arc-boute sur ses intérêts en prenant tout le pays en otage et en l'exposant gravement", a-t-il déclaré à la presse. "La mascarade continue. Le président Bongo nous avait laissé un pays qui avait des institutions crédibles, mais l'égoïsme des gens, la mesquinerie des hommes et des femmes, la soif effrénée de pouvoir des uns et des autres, ont en quelques mois ruiné le travail accompli", a-t-il ajouté.
15 morts
A l'annonce du verdict de la Cour, le Secrétaire général du parti d'Ali Bongo, le Parti démocratique gabonais (PDG), Faustin Boukoubi a pour sa part dit "éprouver un sentiment de pleine satisfaction". "Si Ali Bongo Ondimba avait voulu faire un coup de force, on n'aurait pas attendu quatre mois. Le droit et la loi ont prévalu. Le président de la République gabonaise est Ali Bongo Ondimba. Le Parti démocratique gabonais a prouvé qu'il était un parti démocratique", selon lui. "Tous les Gabonais ont un président qui va s'atteler à tous les problèmes des Gabonais et faire du Gabon un pays émergent", a ajouté Faustin Boukoubi.
A l'annonce des résultats du scrutin du 30 août, des émeutes post-électorales avaient éclaté et secoué entre le 3 et le 6 septembre Port-Gentil, la capitale économique. Lors de ces troubles, trois personnes ont été tuées selon le gouvernement, au moins cinq selon l'opposition, évoquant jusqu'à 15 décès.
D'après agence
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