Ben Ali assuré d'un cinquième mandat

le 25 octobre 2009 à 22h52 , mis à jour le 25 octobre 2009 à 23h17

Le président sortant devrait remporter sans difficulté l'élection présidentielle et conserver son poste pour un nouveau mandat de cinq ans.

[Expiré] [Expiré] tunisie © AFP

Zine El Abidine Ben Ali est en passe d'être réélu pour un nouveau mandat de cinq ans à l'issue des élections générales dimanche en Tunisie, où le taux de participation dépassait officiellement 84%.
 
Les résultats attendus dans la nuit seront proclamés lundi par le ministre de l'Intérieur. L'agence gouvernementale TAP a salué une "participation spectaculaire" et le président sortant, 73 ans, est certain de sa réélection pour un 5e mandat, en principe le dernier, selon la Constitution. Ahmed Brahim, 63 ans, principal rival de Ben Ali, a espéré que le taux de participation élevé "ne sera pas un indice des scores astronomiques habituels". Ce candidat du Parti Ettajdid se considère comme le seul "vrai concurrent" de Ben Ali, aux côtés d'Ahmed Inoubli, 51 ans, de l'Union démocratique unioniste et de Mohamed Bouchiha, 61 ans du Parti de l'Unité populaire.

Scrutin sans enjeu
 
Après 22 ans au pouvoir, le président Ben Ali brigue un cinquième quinquennat en mettant en avant la stabilité et le développement du pays, en dépit de la crise économique et de la hausse du chômage. Il a voté dans la matinée à Carthage, près du palais présidentiel, avec son épouse, Leila, très présente durant sa campagne électorale. Ben Ali avait succédé en 1987 au premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, qu'il avait destitué pour "sénilité". En 2004, il avait été reconduit par 94,48% des suffrages avec un taux de participation de 91,52% et son parti avait obtenu une majorité écrasante à la Chambre des députés, des scores contestés par ses adversaires. Le résultat des scrutins ne faisait aucun doute aux yeux des observateurs et les trois rivaux de Ben Ali se sont lancés, "sans illusions", dans la course à la 3e élection présidentielle pluraliste.

 


 
Le parti présidentiel, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), devrait conserver la majorité des 214 sièges à pourvoir dans la Chambre des députés. La campagne électorale a illustré le fossé existant entre la logistique modeste de l'opposition et la machine de guerre électorale du RCD, fort de 2,7 millions d'adhérents et profondément ancré dans le pays. Les opposants espèrent surtout une présence renforcée au Parlement, la présidentielle ne constituant pas d'enjeu à leurs yeux.

le 25 octobre 2009 à 22:52
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Tounsi, le 27/10/2009 à 08h24

    Bourguiba n'a jamais été démocrate. Mais au moins il était front. Il ne maquillait pas sa dictature...

  • Abdelmajid, le 26/10/2009 à 16h37

    Quel ben exemple de démocratie... MASCARADE !!! De l'Atlantique à la Mer Rouge, il n'y a que des Monarques de père en fils! Consternant de voir le parti pris des médias occidentaux qui n'hésitent pas à soutenir hypocritement comme à l'habitude le candidat favoris qu'ils ont eux même mis en place par leurs relations post coloniale depuis des décennies. Ceux afin de mieux contrôler les peuples et la manne des richesses sous terraines. Allez encore un peu de courage... Après le père c'est le fils. La royauté a de beau jour devant elle!

  • Stephane, le 26/10/2009 à 05h46

    Quand je pense au regretté Bourguiba, un homme d'ouverture, de droiture, de modéré, eh oui la Tunisie s'égare d'une vraie démocratie.

Lire tous les commentaires

      logAudience