Camp de réfugiés au Darfour © TF1/LCILes ravisseurs de Gauthier Lefèvre, cet humanitaire français employé de la Croix-Rouge, enlevé la semaine dernière au Darfour, réclament une rançon d'un million de dollars. Khartoum refuse de payer, ont déclaré mardi un haut responsable de la sécurité et la Croix-Rouge. La porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Tamara al Rifaï, a confirmé la demande de rançon. "Notre politique est de ne pas payer de rançon. Nous passons par nos voies normales de dialogue, de persuasion et de résolution pacifique d'une telle crise", a-t-elle dit.
Gauthier Lefèvre, qui possède la double nationalité franco-britannique mais travaille au Soudan sous son passeport français, est le cinquième coopérant étranger enlevé depuis l'émission, en mars, d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre le président soudanais Omar al Bachir pour les violences au Darfour.
Dimanche, la Croix-Rouge a dit avoir pu lui parler et déclaré qu'il semblait en bonne santé. Il a été enlevé quelques jours après la libération de deux employées de l'ONG irlandaise Goal, retenues en otages pendant plus de trois mois. Un chef tribal a affirmé que leurs ravisseurs avaient reçu de l'argent, mais les autorités de Khartoum ont démenti. Les organisations humanitaires s'inquiètent des rumeurs de versement de rançons, d'autant que le Soudan ne parvient pas à arrêter les ravisseurs de ressortissants étrangers.
(D'après agence)
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