Après Loubna Hussein, la journaliste soudanaise emprisonnée brièvement et condamnée à 40 coups de fouet pour le port d'un pantalon dans un lieu public avant de voir sa peine allégée, voici Silva Kashif. Cette adolescente soudanaise de 16 ans a reçu 50 coups de fouet après qu'un juge a estimé la longueur de sa jupe, au niveau du genou, "indécente". Sa mère a fait savoir qu'elle avait l'intention de porter plainte contre le policier qui a procédé à l'arrestation et contre le magistrat qui l'a condamnée.
L'ONU, Google et Clooney vont scruter le Soudan depuis l'espace
Alors que le Soudan se rapproche de la date d'un référendum crucial, qui pourrait décider de la partition du pays, le Satellite sentinel project scrutera toute image de village bombardé ou incendié, mouvement de foule ou autres signes de violence. Google diffusera les images sur internet.
Publié le 29/12/2010
Omar el-Béchir réélu à la tête du Soudan
Le militaire de carrière sous influence islamiste et accusé de crimes de guerre au Darfour par la Cour pénale internationale, a promis un référendum sur la session du Sud-Soudan.
Publié le 26/04/2010
La journaliste en pantalon a été libérée
Ahmed al-Hussein, qui avait été incarcérée pour avoir porté un pantalon jugé "indécent", a été libérée mardi.
Publié le 08/09/2009
La "journaliste en pantalon" emprisonnée
Loubna Ahmed al-Hussein, condamnée à une amende de 200 dollars pour avoir porté un pantalon, a été conduite en prison après avoir refusé de payer.
Publié le 07/09/2009
La jeune fille, de confession chrétienne, est originaire de Yambio, dans le Sud. Elle a été arrêtée la semaine dernière alors qu'elle se rendait à pied au marché proche de son domicile de Kalatla, un faubourg de la capitale, Khartoum. "Ce n'est qu'une jeune fille mais le policier l'a traînée dans le marché comme si c'était une criminelle", a raconté sa mère, Jenty Doro. Déférée devant un juge du quartier, Silva Kashif a été condamnée à une peine de 50 coups de fouet qu'elle a reçus sur le champ des mains d'une femme policière, le tout sous les yeux du magistrat.
La "charia", ou loi coranique, est valable dans la capitale soudanaise mais son application pour les Soudanais originaires du Sud reste un sujet très sensible. Aux termes de l'accord de paix signé en 2005 entre le gouvernement central et le Sud, l'impact de la "charia" est censé être assoupli pour les sudistes vivant à Khartoum. L'avocat de la jeune fille, Azhari al Hadj, a estimé quant à lui que la loi interdisait de fouetter des mineurs. "Elle portait une jupe et une chemisier normaux, comme des milliers de jeunes filles de son âge. Les autorités n'ont pas contacté ses parents et l'ont châtiée sur le champ", s'est-il insurgé.
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