L'une des victimes du mitraillaige en Angola. Le 8 janvier 2010. © LCIAvant même son ouverture, la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2010) qui débute dimanche en Angola, est endeuillée. Le chauffeur d'un bus transportant l'équipe de foot du Togo a été tué alors que neuf membres de la délégation ont été blessés vendredi lors de l'attaque du véhicule franchissant la frontière entre le Congo-Brazzaville et l'Angola, à proximité de l'enclave de Cabinda, a indiqué la fédération togolaise. Le défenseur Serge Akakpo et le gardien Kodjovi Obilalé ont été sérieusement touchés et opérés dans un hôpital à Cabinda, mais il n'y a "pas de risque de décès" dans la délégation togolaise et "tout se passe bien", selon Richmond Forson, défenseur du Togo interrogé par la chaîne sportive Infosport.
CAN : exilé en France, le rebelle angolais menace de nouvelles attaques
Pour Rodrigues Mingas, "les armes vont continuer à parler car tous les coups sont permis". Le Quai d'Orsay s'offusque.
Publié le 11/01/2010
CAN: Le Togo "n'est plus dans le tournoi"
Le calendrier de la CAN-2010 "a été réorganisé" lundi, a expliqué la Confédération africaine de football (CAF), officialisant le forfait des Eperviers.
Publié le 11/01/2010
Le Togo accueille ses joueurs et ses victimes
Les "Eperviers", la sélection nationale togolaise de football, est arrivée à Lomé dans la nuit. Des centaines de supporters étaient présents.
Publié le 11/01/2010
La CAN-2010 commence finalement sans le Togo
Après plusieurs annonces contraires, l'équipe du Togo s'est retirée dimanche de la CAN-2010 qui a débuté dimanche. Mais pourrait y revenir, après les trois jours de deuil.
Publié le 10/01/2010
Mitraillage meurtrier de son bus : le Togo se retire de la CAN
Revendiquée, l'attaque subie vendredi par la sélection togolaise à la frontière entre le Congo-Brazzaville et l'Angola a fait trois morts. Le gouvernement togolais a rappelé samedi son équipe.
Publié le 09/01/2010
Foot : le bus des Togolais mitraillé à son arrivée en Angola ?
Selon l'un des joueurs, le véhicule de l'équipe du Togo aurait été attaqué alors qu'il franchissait la frontière entre le Congo et l'Angola, où se disputera la Coupe d'Afrique des Nations à partir de dimanche.
Publié le 08/01/2010
L'équipe de foot du Togo prise dans un guet-apens ?
Selon Thomas Dossevi, joueur de l'équipe togolaise, le bus de son équipe a été mitraillé alors qu'il franchissait la frontière entre le Congo-Brazzaville et l'Angola, où se disputera la Coupe d'Afrique (CAN-2010).
Publié le 08/01/2010
Rapidement, un ministre angolais a qualifié vendredi d'"acte terroriste" le mitraillage du convoi. Et de fait, le bras armé des Forces de libération de l'Etat de Cabinda (FLEC/PM) a revendiqué l'attaque contre "les forces armées angolaises, qui escortaient la sélection nationale du Togo", d'après un communiqué cité vendredi par l'agence de presse Lusa.
Boycott ?
En substance, le communiqué est établi comme suit : "Vendredi à 15 heures, le 8 janvier 2010, la résistance des FLEC/PM a procédé à une attaque dans le secteur de Massabi contres les forces armées angolaises, qui escortaient la sélection nationale du Togo". L'attaque a "fait un mort et trois blessés graves", ajoute le communiqué précisant que "cette opération n'était que le début d'une série d'actions ciblées qui se poursuivront sur l'ensemble du territoire de Cabinda".
L'équipe de football togolaise n'avait apparemment pas informé les organisateurs de la compétition de son intention de s'y rendre en autocar. Aucune sélection n'aurait dû utiliser ce moyen de transport, estime samedi Virgilio Santos, membre du comité d'organisation (Coca), dans les colonnes du journal sportif A Bola. "Nous avons demandé à toutes les délégations de nous informer de la date de leur arrivée et de nous fournir les numéros de passeport de leurs joueurs. Le Togo est le seul pays qui n'a pas répondu et il n'a pas informé le Coca qu'il venait en car", explique-t-il. "Les règles sont claires: aucune équipe ne devait voyager par car. J'ignore ce qui les a amené à le faire. L'incident n'aurait pas dû se produire", ajoute Virgilio Santos.
Peur pour la sécurité à la CAN
La France a condamné vendredi "avec la plus grande fermeté" le mitraillage du convoi togolais et a appelé les pays concernés à "tout mettre en oeuvre pour arrêter" les auteurs de l'attaque. D'aucuns ont commencé à s'interroger sur l'opportunité d'annuler la compétition. "Si on peut boycotter la CAN autant le faire", a ainsi déclaré le joueur togolais Alaixys Romao. Si on peut annuler tous les matches, pourquoi pas. On ne pense qu'à rentrer à la maison). Toutefois, la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé vendredi soir que la Coupe d'Afrique des nations aurait bien lieu.
Désormais, la peur de l'escalade sécuritaire est dans toutes les têtes. Pour Human Rights Watch, le gouvernement angolais est en droit de renforcer les mesures de sécurité dans l'enclave de Cabinda, mais ne doit pas se livrer à une répression indiscriminée. La province de Cabinda, une bande de terre enclavée entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville très riche en pétrole, est secouée par des troubles séparatistes depuis l'indépendance de l'Angola en 1975. En 2006, les autorités de Luanda ont signé un accord de paix avec un des responsables du Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec), mais le reste du mouvement a dénoncé cet accord. Depuis, l'armée et les services de sécurité ont violé les droits de l'Homme dans la province en menant des arrestations illégales et en réprimant des journalistes, avait déjà assuré HRW dans un rapport de juin.
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