CAN : exilé en France, le rebelle angolais menace de nouvelles attaques

le 11 janvier 2010 à 11h13 , mis à jour le 11 janvier 2010 à 17h39

Pour Rodrigues Mingas, "les armes vont continuer à parler car tous les coups sont permis". Le Quai d'Orsay s'offusque.

[Expiré] [Expiré] Rodrigues Mingas © AFP

Dans une interview diffusée dimanche par l'AFP, Rodrigues Mingas, le secrétaire général des Forces de Libération de l'Etat du Cabinda/Position Militaire (Flec-PM), à l'origine du mitraillage du bus du Togo vendredi avant le début de la Coupe d'Afrique des Nations en Angola, menace de nouvelles actions.

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Plus d'infos

 
 "Tous les coups sont permis", prévient le militant indépendantiste, qui vit en exil en France et qui s'exprimait par téléphone depuis le Luxembourg.  "Nous avons écrit, deux mois avant la CAN, à M. Issa Hyatou (ndlr : la président de la Confédération africaine de football), pour l'avertir que nous étions en guerre. Celui-ci n'a pas voulu prendre nos avertissements en considération. Ca va continuer parce que le pays est en guerre, parce que M. Hayatou s'entête. Les armes vont continuer à parler. Nous n'avons pas visé spécifiquement les Togolais. Ca aurait pu être l'Angola, la Côte d'Ivoire, le Ghana... Tout est possible",  ajoute-t-il. 

"Inacceptables"
 

La question

La France doit-elle continuer à accueillir Rodrigues Mingas en exil ?

Oui
Non

 
 

La France n'a évidemment pas apprécié cette tirade. "De tels propos sont inacceptables et ne resteront pas sans suite, nous les condamnons avec la plus grande vigueur. Rien ne peut justifier l'appel à la violence, ni l'incitation à la violence par voie de presse", affirme le Quai d'Orsay. "Dès vendredi soir, la France a immédiatement condamné l'attaque du car qui transportait l'équipe nationale du Togo et a demandé que les auteurs de cet acte inqualifiable soient recherchés, arrêtés et répondent de leurs crimes devant la justice", souligne le ministère des Affaires étrangères.

Après cette déclaration ferme des autorités françaises, Rodrigues Mingas, qui se trouvait donc au Luxembourg dimanche, rentrera-t-il dans l'Hexagone ? L'Angola a en tout cas fait savoir qu'il allait lancer des mandats internationaux contre les rebelles installés à l'étranger.

 

le 11 janvier 2010 à 11:13
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5 Commentaires

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  • hc46, le 11/01/2010 à 16h06

    Les bonnes ames vont bien sûr protester contre une eventuelle expulsion

  • maayan1904, le 11/01/2010 à 15h49

    Peut-etre qu'apres Khomeny, on ne va pas faire la meme erreur!

  • jersin, le 11/01/2010 à 15h42

    Quand on lit, "exilé en France, et se trouvant au Luxembourg" Il faut traduire : Protégé en France, tout en négociant à loisir, l'achat d'armes avec un compte luxembourgeois, pour continuer le massacre. Car ne croyez pas qu'il va au Luxembourg, l'autre pays des comptes occultes et blanchiment d'argent sale, pour faire du tourisme ! Alors va t'on encore tolerer ce genre de crapule sur notre territoire, et encore plus, le trafic d'armes à nos frontières ??

  • madogenie, le 11/01/2010 à 14h33

    La France doit-elle toujours donner asile aux assassins? doit-elle tout accepter sous prétexte des droits de l'homme? nous en avons assez, y en a marre! pour rester poli!

  • an-ne, le 11/01/2010 à 14h20

    J'espère qu'il sera arrêté dès qu'il remettra un pied sur le territoire français, jugé, condamné, puis après avoir effectué sa peine s'il est condamné, expulsé de France et renvoyé dans son pays d'origine. C'est tout ce que cet individu mérite.

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