© AFP / E. FeferbergLe 27 janvier dernier, Bernard Bajolet, le coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République, était auditionné par la commission de la Défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale.
Camatte : "tous les jours, j'ai cru ma dernière heure arrivée"
L'ex-otage, relâché mardi par un groupe d'Al-Qaïda après quasiment trois mois de captivité, a dit jeudi que ses ravisseurs étaient des "fanatiques", persuadés de détenir "la vérité suprême". Son témoignage vidéo dans cet article.
Publié le 25/02/2010
Rencontre nocturne entre Sarkozy et l'ex-otage français
Le président français, en visite à Bamako dans la nuit de mercredi à jeudi pour rencontrer l'ex-otage Pierre Camatte, a assuré que le Mali pouvait compter sur le "soutien" de la France pour une "lutte déterminée" contre les terroristes.
Publié le 25/02/2010
Mali: l'otage français libéré par Al-Qaïda
Pierre Camatte a été libéré mardi soir par la branche maghrébine d'Al-Qaïda qui le séquestrait depuis près de trois mois dans le nord du Mali, a annoncé un négociateur malien.
Publié le 23/02/2010
Après un exposé sur la situation générale et les menaces terroristes pesant sur le pays, il a alors été questionné par plusieurs membres de la Défense. Guillaume Garot, député socialiste de Mayenne, lui a notamment demandé : "quelles informations pourriez-vous nous transmettre sur les agents de nos services retenus en otage, leur nombre, leur situation ? Quelles sont les perspectives les concernant ?". (cliquez ici pour voir le compte-rendu intégral de la réunion sur le site de l'Assemblée)
Les mots prononcés sont bien sûr importants. Guillaume Garot n'a pas en effet utilisé le terme de "Français", mais bien d'"agents", sous-entendu agents de la DGSE, dans sa question. Bernard Bajolet a-t-il mal entendu et compris qu'on lui demandait combien de Français étaient retenus comme otages à l'étranger ? Toujours est-il que sa réponse fut la suivante : "Nous avons actuellement huit otages. Un au Mali, Pierre Camatte, quatre au Soudan, un en Somalie et deux en Afghanistan".
Démenti de l'Elysée
Il n'en fallait pas plus pour lancer un buzz à retardement jeudi soir au moment de la libération de Pierre Camatte. Etait-il un agent de la DGSE, tout comme les sept autres otages, se demandait notamment backchich.info ? Sur ces sept Français un seul est officiellement un agent de renseignement : celui détenu en Somalie. Il a été enlevé le 14 juillet en compagnie d'un autre espion, "Marc Aubrière", qui s'est échappé fin août. Les quatre Français détenus au Soudan sont des humanitaires et les deux en Afghanistan sont les journalistes de France 3 kidnappés le 30 décembre.
Interrogé par Le Monde.fr, Guillaume Garot confirme qu'il a bien utilisé le terme "agents" et non "otages". Alors boulette du "Mr Espionnnage" de l'Elysée ou malentendu ? Face à la polémique naissante, l'Elysée a réagi. Sans surprise, dans un communiqué diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi, le palais présidentiel qualifie l'information sur Pierre Camatte de "fausse". Et de redire que Bernard Bajolet parlait bien "du nombre de Français retenus en otages dans le monde", et non du "nombre d'otages de la DGSE dans le monde".
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