© AFPSix mois après un scrutin contesté, Nicolas Sarkozy a apporté mercredi son soutien au "nouveau" Gabon d'Ali Bongo, fils d'Omar Bongo, avec l'ambition d'en faire la vitrine d'un nouveau partenariat entre la France et l'Afrique.
Sarkozy au Gabon, entre tradition et rupture
<b> Reportage -</b> Lors de sa visite au Gabon, le chef de l'Etat a apporté ce mercredi son soutien au nouveau président Ali Bongo, le fils d'Omar Bongo, tout en affirmant que la politique de la France avait changé.
Publié le 24/02/2010
Sarkozy au Rwanda pour tourner la page
Au second jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat rencontre Paul Kagamé, son homologue rwandais, pour mettre fin aux relations houleuses entre les deux pays depuis le génocide de 1994.
Publié le 25/02/2010
Sarkozy adoube le fils Bongo et tourne la page avec Kigali
Lors de son déplacement de deux jours en Afrique, le chef de l'Etat apportera son onction au "nouveau" Gagon du fils d'Omar Bongo puis tournera la page du contentieux qui gêne les relations avec Kigali depuis le génocide.
Publié le 24/02/2010
Kouchner, VRP de Sarkozy dans les Grands Lacs
<b> Eclairage -</b> Le voyage du ministre des Affaires étrangères au Rwanda et en République démocratique du Congo sert à préparer le terrain à celui du chef de l'Etat. La France veut en effet reprendre la main dans la région.
Publié le 08/01/2010
Ali Bongo officiellement président
Après avoir examiné les recours en annulation du scrutin du 30 août, la Cour constitutionnelle a finalement validé l'élection d'Ali Bongo à la présidence de la République.
Publié le 13/10/2009
Premiers troubles de l'ère post-Bongo
Des milliers de manifestants ont exigé ce vendredi la démission d'Ali Bongo, ministre de la Défense et favori du scrutin qui désignera le successeur de son père le 30 août.
Publié le 07/08/2009
Sarkozy hué aux obsèques d'Omar Bongo
Une cinquantaine de personnes ont pris à partie Nicolas Sarkozy à son arrivée au palais présidentiel de Libreville pour les obsèques du chef de l'Etat gabonais.
Publié le 16/06/2009
Kouchner scelle la réconciliation avec le Rwanda
<b> Reportage -</b> En se déplaçant à Kigali, le ministre des Affaires étrangères tente de relancer les liens entre les deux pays après trois ans de rupture des relations diplomatiques.
Publié le 08/01/2010
Deux ans et demi après un premier séjour à Libreville, le chef de l'Etat a entamé la troisième visite de son mandat dans ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale, symbole des errements de la "Françafrique", par une étape à Franceville, le fief de la famille Bongo. Arrivé en début de matinée, il a ainsi été accueilli "à l'ancienne" par son homologue, qui a déployé les grands moyens en mobilisant à l'aéroport une "claque" musicale et chamarrée de plusieurs centaines de personnes. "Opération France-Afrique, au beau fixe. Amitié franco-gabonaise, au beau fixe", chantait notamment un groupe de musiciens. Même si la journée a été placée sous le signe de la rénovation, les deux dirigeants l'ont débutée en se recueillant au mausolée Omar Bongo, décédé en juin après plus de quarante ans d'un règne sans partage sur son pays.
"Faire évoluer"
Après un entretien en tête-à-tête, les deux présidents ont visité le Centre international de recherche médicale de Franceville, érigé pour l'occasion en symbole de l'avenir de la coopération entre leurs deux pays.
Même répétée sur tous les tons depuis 2007, la volonté de mettre en place un partenariat "débarrassé des soupçons du passé" avec les pays du "pré carré" africain de la France tarde encore à se concrétiser. La démission en 2008 du remuant secrétaire d'Etat français à la Coopération Jean-Marie Bockel avait par exemple été attribuée par beaucoup à Omar Bongo...
Accord de défense
Mercredi après-midi, la France, qui vient de confirmer le maintien de sa base militaire de Libreville aux dépens de celle de Dakar, a signé avec le Gabon un nouvel accord de défense, après ceux déjà validés avec le Togo et le Cameroun. Très critiqués, les anciens textes ont souvent servi de caution juridique au rôle de "gendarme de l'Afrique" de la France.
Nicolas Sarkozy et Ali Bongo ont également paraphé un "plan d'action" qui recense l'aide que la France est prête à apporter dans tous les domaines au Gabon ces prochaines années. Le président de la République a ainsi promis le soutien de Paris à la politique de développement d'Ali Bongo, tout en démentant catégoriquement que celui-ci ait été le "candidat" de la France. "Votre projet , un Gabon prospère, créateur d'emplois et de richesses, un Gabon plus juste (...) dans lequel les fruits de la croissance seraient mieux répartis, ce projet-là la France sera à vos côtés pour vous aider totalement et complètement", a-t-il déclaré. "J'ai grande confiance dans votre président, mais je défie quiconque de pouvoir démontrer que la France avait un candidat dans l'élection présidentielle", a-t-il tenu à ajouter : "ceux qui qui disent cela ne connaissent pas l'Afrique et ne connaissent pas la France".
Les rivaux du fils d'Omar Bongo lors de la présidentielle contestée d'août dernier ont en effet accusé la France de le soutenir. Pour montrer sa neutralité, Nicolas Sarkozy a aussi reçu les chefs de l'opposition plus tard dans l'après-midi.
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