Au Gabon, Sarkozy soutient le fils Bongo et relance la coopération

le 24 février 2010 à 12h02 , mis à jour le 24 février 2010 à 18h25

Au premier jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat a été reçu ce mercredi par Ali Bongo, le nouveau président, héritier de son père Omar. Jeudi, il se rendra au Rwanda.

[Expiré] [Expiré] sarkozy_bongo © AFP

Six mois après un scrutin contesté, Nicolas Sarkozy a apporté mercredi son soutien au "nouveau" Gabon d'Ali Bongo, fils d'Omar Bongo, avec l'ambition d'en faire la vitrine d'un nouveau partenariat entre la France et l'Afrique.

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Plus d'infos

Deux ans et demi après un premier séjour à Libreville, le chef de l'Etat a entamé la troisième visite de son mandat dans ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale, symbole des errements de la "Françafrique", par une étape à Franceville, le fief de la famille Bongo. Arrivé en début de matinée, il a ainsi été accueilli "à l'ancienne" par son homologue, qui a déployé les grands moyens en mobilisant à l'aéroport une "claque" musicale et chamarrée de plusieurs centaines de personnes. "Opération France-Afrique, au beau fixe. Amitié franco-gabonaise, au beau fixe", chantait notamment un groupe de musiciens. Même si la journée a été placée sous le signe de la rénovation, les deux dirigeants l'ont débutée en se recueillant au mausolée Omar Bongo, décédé en juin après plus de quarante ans d'un règne sans partage sur son pays.

"Faire évoluer"

Après un entretien en tête-à-tête, les deux présidents ont visité le Centre international de recherche médicale de Franceville, érigé pour l'occasion en symbole de l'avenir de la coopération entre leurs deux pays.

Même répétée sur tous les tons depuis 2007, la volonté de mettre en place un partenariat "débarrassé des soupçons du passé" avec les pays du "pré carré" africain de la France tarde encore à se concrétiser. La démission en 2008 du remuant secrétaire d'Etat français à la Coopération Jean-Marie Bockel avait  par exemple été attribuée par beaucoup à Omar Bongo...

Accord de défense

Mercredi après-midi, la France, qui vient de confirmer le maintien de sa base militaire de Libreville aux dépens de celle de Dakar, a signé avec le Gabon un nouvel accord de défense, après ceux déjà validés avec le Togo et le Cameroun. Très critiqués, les anciens textes ont souvent servi de caution juridique au rôle de "gendarme de l'Afrique" de la France.  

Nicolas Sarkozy et Ali Bongo ont également paraphé un "plan d'action" qui recense l'aide que la France est prête à apporter dans tous les domaines au Gabon ces prochaines années. Le président de la République a ainsi promis le soutien de Paris à la politique de développement d'Ali Bongo, tout en démentant catégoriquement que celui-ci ait été le "candidat" de la France. "Votre projet , un Gabon prospère, créateur d'emplois et de richesses, un  Gabon plus juste (...) dans lequel les fruits de la croissance seraient mieux répartis, ce projet-là la France sera à vos côtés pour vous aider totalement et complètement", a-t-il déclaré. "J'ai grande confiance dans votre président, mais je défie quiconque de pouvoir démontrer que la France avait un candidat dans l'élection présidentielle", a-t-il tenu à ajouter : "ceux qui qui disent cela ne connaissent pas l'Afrique et ne connaissent pas la France".

Les rivaux du fils d'Omar Bongo lors de la présidentielle contestée d'août dernier ont en effet accusé la France de le soutenir. Pour montrer sa neutralité, Nicolas Sarkozy a aussi reçu les chefs de l'opposition plus tard dans l'après-midi.

 

le 24 février 2010 à 12:02
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5 Commentaires

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  • vigouden, le 24/02/2010 à 18h49

    @laurem-b34: J'ai bien peur que si, par le biais de nos impôts.

  • laurem-b34, le 24/02/2010 à 18h18

    Et pas les Français;

  • historix, le 24/02/2010 à 13h30

    On peut rire de tout , sauf du pétrole .....

  • paqueu, le 24/02/2010 à 12h44

    Est c'est reparti...pour 30 ans!

  • jamal592000, le 24/02/2010 à 12h36

    Petit rappel à la personne qui a écrit l'article: la conjugaison du verbe soutenir. Je soutiens, tu soutiens, il soutient! Donc dans le titre de l'article on écrira plutôt SARKOZY soutient le fils BAGBO. A bon entendeur...

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