© AFPL'Elysée avait prévenu : Nicolas Sarkozy, lors de sa visite à Kigali -la première d'un président français depuis 1994-, ne s'excuserait pas au nom de la France pour le génocide au Rwanda. Sans surprise, il ne l'a donc pas fait, comme l'espéraient pourtant encore beaucoup de Rwandais puisque d'autres nations, comme la Belgique, se sont déjà excusées. "Chaque pays a son histoire et je ne suis pas venu Kigali pour une course au vocabulaire", a-t-il expliqué.
Rwanda : nouvelle révélation dans l'élément déclencheur du génocide
Le rapport d'expertise judiciaire sur l'attentat de 1994 contre l'avion du président rwandais Habyarimana, présenté mardi, oriente l'enquête vers des tirs de missile depuis le camp de Kanombe, alors aux mains de l'armée, mais ne désigne pas les auteurs possibles de cette attaque.
Publié le 10/01/2012
France-Rwanda : le "passé" aux oubliettes, Sarkozy et Kagame parlent "avenir"
Le président rwandais, qui a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée ce lundi, a expliqué que les deux hommes avaient parlé d'"avenir". Il a également annoncé que son pays ne demandait plus d'"excuses" à la France pour son rôle présumé dans le génocide de 1994.
Publié le 12/09/2011
Kagame en France : entre malaise et réconciliation
Le président rwandais effectue sa première visite officielle en France depuis le génocide de 1994, destinée à rebâtir une relation encore marquée par le contentieux autour du rôle de la France avant et pendant les massacres.
Publié le 12/09/2011
Rwanda : Mbarushimana sera remis à la Cour pénale internationale
La Cour de Cassation a validé mardi la remise du Rwandais à la CPI pour son rôle présumé dans des crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans l'Est du Congo en 2009.
Publié le 04/01/2011
Sarkozy au Rwanda pour tourner la page
Au second jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat rencontre Paul Kagamé, son homologue rwandais, pour mettre fin aux relations houleuses entre les deux pays depuis le génocide de 1994.
Publié le 25/02/2010
Sarkozy adoube le fils Bongo et tourne la page avec Kigali
Lors de son déplacement de deux jours en Afrique, le chef de l'Etat apportera son onction au "nouveau" Gagon du fils d'Omar Bongo puis tournera la page du contentieux qui gêne les relations avec Kigali depuis le génocide.
Publié le 24/02/2010
Rwanda : Sarkozy reconnaît les "graves erreurs" de la France
En visite au Rwanda jeudi, Nicolas Sarkozy est le premier chef d'Etat français à se rendre dans ce pays depuis le génocide de 1994. Il a rendu hommage aux victimes du génocide des Tutsi.
Publié le 25/02/2010
Le chef de l'Etat a en revanche admis, lors de sa conférence de presse commune avec son homologue Paul Kagamé, de "graves erreurs d'appréciation" et "une forme d'aveuglement" de la part de Paris comme de la communauté internationale. "Ce qui s'est passé ici est inacceptable, mais ce qui s'est passé ici oblige la communauté internationale, dont la France, à réfléchir à ses erreurs qui l'ont empêchée de prévenir et d'arrêter ce crime épouvantable", a-t-il expliqué avec des mots forts. Parmi ces erreurs, Nicolas Sarkozy a notamment évoqué de "graves erreurs d'appréciation et une forme d'aveuglement quand nous n'avons pas vu la dimension génocidaire du gouvernement du président qui a été assassiné, des erreurs dans une opération Turquoise engagée trop tardivement et sans doute trop peu".
"Juger tous les génocidaires"
Lors de cette visite, symbolique puisqu'elle n'a duré que quelques heures, Nicolas Sarkozy a notamment visité le mémorial consacré aux victimes du génocide. "Au nom du peuple français, je m'incline devant les victimes du génocide des Tutsis", a-t-il écrit sur le livre d'or du mémorial. "L'humanité conservera à jamais la mémoire de ces innocents et de leur martyr", a-t-il ajouté.
Il a affirmé qu'il souhaitait que tous les génocidaires soient retrouvés et jugés. "Est-ce qu'il y en a en France ? C'est à la justice de le dire. Nous venons de refuser l'asile politique à une des personnes concernées, et il y a une procédure judiciaire engagée", a-t-il également indiqué en faisant référence, sans la nommer, à Agathe Habyarimana, la veuve du prédécesseur de Paul Kagamé. "Nous sommes tenus, il faut que nos amis du Rwanda le comprennent, par l'indépendance de la justice, par son calendrier, par nos procédures", a toutefois relevé Nicolas Sarkozy, rappelant qu'"en France la justice est indépendante, je l'ai dit au président Kagame qui d'ailleurs le comprend parfaitement".
Retour MYTF1
Rwanda : nouvelle révélation dans l'élément déclencheur du génocide
Chargement en cours...





