Omar el-Béchir cherche la légitimité des urnes

Par TF1 News (D'après agence), le 11 avril 2010 à 09h55 , mis à jour le 11 avril 2010 à 09h57

Au pouvoir au Soudan depuis le coup d'Etat militaire de 1989, Omar el-Béchir devrait sans surprise être désigné comme président lors d'un scrutin marqué par les accusations de fraudes et par le boycott de certains partis.

Omar el-Béchir Bachir soudan darfourLe président soudanais Omar el-Béchir © TF1-LCI

Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin à 8 heures locales, donnant le signal du premier scrutin multipartite depuis 24 ans au Soudan : les électeurs sont appelés à désigner leur président, mais aussi les députés et gouverneurs de régions. Pourtant ce vote organisé dans le plus grand pays d'Afrique est déjà entaché par des accusations de fraudes et marqué par le boycott de certains partis.

Le raïs Omar el-Béchir, auteur d'un coup d'Etat militaire soutenu par les islamistes en 1989 et sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale depuis un an, devrait remporter haut la main la présidentielle. Ses deux principaux rivaux, Yasser Arman, un musulman laïque défendant les couleurs du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, ex-rebelles sudistes), et Sadek al-Mahdi, ancien Premier ministre et chef du parti Umma (nationaliste) se sont tous les deux retirés de la présidentielle.

Craintes de violences

Les deux candidats accusent le président sortant de truquer le scrutin et estiment que les conditions pour des élections "libres" et "justes" ne sont pas réunies, notamment dans la région du Darfour, sous état d'urgence en raison de la guerre civile et d'une insécurité endémique. Les mouvements rebelles du Darfour, qui contrôlent des bouts de territoire de cette région, rejettent catégoriquement ces élections mais n'ont toutefois pas menacé de les faire dérailler.

Si le vainqueur de la présidentielle est d'ores et déjà connu, des surprises pourraient émailler l'élection des élus à l'Assemblée nationale et les représentants - gouverneurs et députés - des Etats du plus grand pays d'Afrique avec une superficie presque cinq fois supérieure à la France. Des luttes locales pour les postes de députés et de gouverneurs dans certaines régions du Sud-Soudan ou des zones à la frontière entre le Nord, musulman, et le Sud, en grande partie chrétien, pourraient être à l'origine de combats, craignent différents observateurs.

Au total, plus de 16 millions de Soudanais - sur une population totale de 40 millions d'habitants - pourront se prévaloir, jusqu'à mardi, de leur droit de vote. Le processus électoral est suivi de près par les observateurs de la fondation américaine Carter, de l'Union européenne, de la Ligue arabe, de l'Union africaine, de la Chine et du Japon.

Par TF1 News (D'après agence) le 11 avril 2010 à 09:55
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1 Commentaires

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  • rpjbrpjb, le 11/04/2010 à 11h30

    Comme toujours, ces Républiques bananières vont livrer un nouveau chef d'état dangereux pour le monde. C'est quand que les pays occidentaux et les Etats Unis pourront enfin inculquer à ces peuples la démocratie. Il y a des centaines de millions de personnes qui vivent des calvaires sans que l'on en parle jamais opu trés peu. Il ne faudra pas s'étonner de voir débarquer sur nos plages des gens que l'on qualifira de clandestins pour se donner bonne consciense.

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