La branche d'Al Qaïda en Afrique du Nord a revendiqué l'enlèvement de l'ingénieur français en avril, dans le nord du Niger, rapporte Al Djazira. Selon la télévision qatarie, "Le groupe affirme que ses membres ont réussi à enlever l'ingénieur Michel Germaneau dans le nord du Niger le 22 du mois dernier". Il a demandé à la France et à ceux qu'il considère comme ses alliés dans la région de libérer ses militants emprisonnés", poursuit Al Djazira.
"On s'attend à avoir des attentats" en France
La menace d'un attentat "n'a jamais été aussi grande" depuis 1995, année marquée par une vague terroriste, estime dans le JDD Bernard Squarcini, le patron de l'antiterrorisme français. Deux attentats sont déjoués par an en moyenne, et les menaces prennent plusieurs formes.
Publié le 11/09/2010
Des nouvelles de l'otage français au Niger
Al Qaïda au Maghreb islamique a diffusé un enregistrement audio de Michel Germaneau, enlevé en avril au Niger, et énoncé ses revendications : le groupe terroriste réclame un échange de prisonniers.
Publié le 14/05/2010
Michel Germaneau, âgé de 78 ans, et son chauffeur algérien Ouaghi Abidine avaient été enlevés le 22 avril dans le nord du Niger près de la frontière avec le Mali et l'Algérie. Abidine avait été libéré et retrouvé une semaine plus tard errant dans le désert en territoire malien avant d'être ramené dans son pays. Dans un communiqué transmis à Al Djazira, Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) précise que l'ingénieur français à la retraite travaillait pour le secteur pétrolier algérien et qu'il dirigeait une association au Niger, poursuit la chaine. Cette partie du Sahara est constituée de vastes étendues où sévissent des insurgés, des contrebandiers et des groupes liés à Al Qaïda.
L'enlèvement, source de revenu pour Al Qaïda
Six Européens ont été enlevés dans la région l'an passé. Les otages ont ensuite été livrés à l'AQMI qui a intensifié ses activités dans cette zone saharienne au cours des derniers mois. Depuis, quatre otages ont été libérés mais deux Espagnols seraient toujours retenus captifs.
Les experts estiment que les groupes liés à Al Qaïda ont trouvé un moyen d'assurer leur financement en obtenant des rançons en échange de la libération d'otages. Toutefois, il n'a jamais été confirmé que des paiements étaient versés aux ravisseurs.
| Le chef marocain présumé d'Al Qu'Aïda arrêté à Paris |
Un ressortissant français qui fait l'objet d'un avis de recherche lancé par la police marocaine pour son "implication" présumée dans un réseau de 24 "islamistes liés à Al Qaïda" démantelé a été arrêté à Paris. Le ministère marocain de l'Intérieur avait annoncé le démantèlement au Maroc d'un "réseau terroriste lié à Al-Qaïda et composé de 24 membres". "Il s'apprêtait à commettre des crimes et des actes de sabotage à l'encontre des services de sécurité et d'intérêts au Maroc". La cellule recrutait des "activistes marocains pour les envoyer vers des foyers de tension, particulièrement en Afghanistan, en Irak, en Somalie et dans la zone sahélo-saharienne", toujours selon le ministère de l'Intérieur. Selon cette source judiciaire, les "24 membres ont été arrêtés vers la mi-avril dans les villes de Casablanca, Berrechid (ouest) et Kénitra (40 km au nord de Rabat)". Tout en refusant d'être considéré comme un jihadiste, le suspect admet avoir rencontré des talibans en Afghanistan et de s'être entrainé avec eux. |
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