Afrique et France jettent les bases d'un nouveau partenariat

Par TF1 News (Avec agence), le 01 juin 2010 à 22h51 , mis à jour le 02 juin 2010 à 09h55

A l'occasion de leur 25e sommet tenu lundi et mardi à Nice (sud-est), France et Afrique ont jeté les bases d'une nouvelle relation politique et économique alors que la croissance du continent africain est convoitée par les géants chinois ou indien.

[Expiré] [Expiré] sommet afrique France 1er juin 2010 © AFP

La France et l'Afrique ont jeté, à l'occasion de leur 25e sommet tenu lundi et mardi à Nice (sud-est), les bases d'une nouvelle relation politique et économique alors que la croissance du continent africain est convoitée par les géants chinois ou indien.
 
Cette rencontre, sous le thème du "partenariat rénové", a aussi été marquée par des discussions passionnées sur la composition du Conseil de sécurité de l'ONU où l'Afrique réclame deux sièges permanents. "Ce sommet, avec les thèmes mis sur la table (gouvernance, sécurité et climat), avec la présence des entreprises (...), tourne la page d'une relation complexe et complexée", a assuré mardi le président français Nicolas Sarkozy, après deux jours de débats avec une quarantaine de dirigeants africains. "Les temps ont changé", a renchéri son homologue sud-africain Jacob Zuma, pour qui les pays développés doivent désormais tenir compte du milliard d'Africains dans les nouveaux équilibres mondiaux.
 
Dans les échanges commerciaux de la France, la place de l'Afrique sub-saharienne a chuté autour de 2% après les 40% affichés dans les années 60, et Nicolas Sarkozy avait invité à Nice plus de 200 entreprises françaises et africaines, une première pour ce type de réunion. Si les positions du pétrolier Total au Gabon ou au Congo, du groupe nucléaire Areva au Niger ou des industriels Bolloré ou Bouygues en Côte d'Ivoire ne sont pas directement menacées, Paris veut être compétitif au-delà de ses anciennes colonies. L'arrivée massive des Chinois, qui ont décuplé leurs échanges commerciaux avec le continent en dix ans pour atteindre plus de 108 milliards de dollars fin 2008, mais aussi d'autres pays émergeants comme le Brésil ou l'Inde, a poussé Paris à réagir.

"Victime du changement climatique"
 
L'idée est aussi d'adopter une approche pragmatique en aidant le privé pour doper les secteurs de croissance et en encourageant partenariats et transferts de technologie, a insisté Nicolas Sarkozy. "En Afrique, à chaque fois que j'investis un dollar, le retour sur investissement est de 5 dollars. Ce qui est important, c'est le climat des affaires", estime de son côté Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD). Les entreprises réunies à Nice ont adopté à ce sujet une charte visant à bannir la corruption et louant la transparence. "Des attitudes vertueuses naissent des dynamiques heureuses", a souligné la dirigeante du patronat français (Medef) Laurence Parisot. "Un enthousiasme nouveau, régénéré, est né de ce 25e sommet", a-t-elle jugé, en annonçant la création d'une association entre les patronats d'Afrique et de France.
 
A Nice, la France a défendu aussi son rôle de "moteur" pour un développement durable, avec la volonté de créer une dynamique avec les Africains sur les questions climatiques et la recherche de sources d'énergie propres. "Nous voulons le partage des technologies, notamment sur les énergies renouvelables et solaires", a souligné le président français. "C'est bien plus intéressant de partager la technologie" que de favoriser "des budgets d'aide au développement qui n'ont pas toujours tenu leurs promesses", a-t-il dit. Négociateur en chef du continent sur le climat, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a rappelé que l'Afrique n'était "pas la cause mais la victime du changement climatique" et qu'elle voulait "voir la couleur de l'argent" promis à Copenhague fin 2009 pour lutter contre la déforestation. Pour contrer les famines, la France a annoncé la création d'un Fonds d'investisseurs pour l'agriculture africaine, pouvant mobiliser à terme 300 millions de dollars.

 

Le bilan du sommet est "tout sauf convaincant", selon le PS

Selon Amirshahi Pouria, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l'aide au développement et aux droits de l'homme du PS, le sommet France-Afrique a "un bilan (qui est) tout sauf convaincant". "Le lien singulier de la France avec l'Afrique a besoin d'une refondation, qui ne saurait se résumer à cette simple relation décomplexée que le président Sarkozy appelle de ses voeux".
Selon M. Pouria, "le changement concret doit être celui d'un soutien au développement du continent, et si la sécurité en est une dimension importante, la promotion d'une réforme du conseil de sécurité qui garantirait un siège permanent à l'Afrique ne peut tenir lieu à lui seul de nouvelle politique de coopération française à l'égard de l'Afrique".

 

Par TF1 News (Avec agence) le 01 juin 2010 à 22:51
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4 Commentaires

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  • tilm, le 02/06/2010 à 12h37

    Nicolas Sarkozy est un visionnaire qui a l'art de féderer et de rassembler. La gauche en est incapable

  • misterpatrick, le 02/06/2010 à 11h24

    Ils jettent surtout l'argent public par la fenetre !!

  • star83190, le 02/06/2010 à 09h24

    Quand il faut ce faire mousser il est bien présent Sarkosi mais quand il faut s'occuper de la France et de ces Braquages a volontés, là il n'existe plus et il laisse faire , mais bientôt 2010 et on en reparlera.....

  • chelly808, le 02/06/2010 à 03h02

    Il serait juste, apres tout ce qu'on fait pour nos amis Africains, que se soit la France qui recupere les marches plutot que la Chine ou l'Inde!

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