Les rumeurs les plus contradictoires parviennent du Sahara sur les opérations militaires lancées contre Al-Qaïda en plein désert. Des opérations menées par l'armée mauritanienne, mais soutenues par des forces spéciales et par les renseignements français. Selon certaines sources proches des services de sécurité, elles auraient pris fin samedi après quatre jours de traque des activistes islamistes en territoire malien. Le bilan établi par l'une de ces sources est le suivant : six islamistes tués jeudi lors de l'attaque d'une de leurs bases. Selon une autre source, les opérations se sont poursuivies jusqu'à 200 km à l'intérieur du territoire malien. L'armée mauritanienne, pour sa part, affirme que les opérations, loin d'avoir pris fin, sont toujours en cours.
Officiellement, Paris a expliqué vendredi qu'il avait apporté son soutien technique et logistique aux forces mauritaniennes lors de cette opération destinée à prévenir une attaque de l'AQMI en Mauritanie. Des observateurs estiment néanmoins qu'il pourrait s'agir d'une tentative de libérer l'otage français Michel Germaneau, cet ingénieur retraité enlevé le 22 avril au Niger et que l'on croit aux mains d'Abdelhamid Abou Zeid, dirigeant de la plus dure des deux factions de l'AQMI opérant au Sahara.
Le temps presse pour Michel Germaneau
Or sur ce plan, cette opération prolongée ne semble pas, pour l'heure, avoir permis de libérer l'otage. Et le temps presse : l'AQMI a donné jusqu'à la semaine prochaine à la France pour accepter un échange de prisonniers, faute de quoi Michel Germaneau pourrait être tué.
L'opération a été précédée d'appels à un renforcement de la coopération régionale et internationale dans la lutte contre l'AQMI, qui se concentrait jusqu'ici sur l'Algérie mais qui dispose maintenant de deux factions de plus en plus actives dans des régions désertiques de Mauritanie, du Mali et du Niger. Elle semble néanmoins avoir irrité les autorités maliennes, qui n'ont pas été impliquées, et l'Espagne, dont deux ressortissants sont détenus par une autre faction d'Al-Qaïda dans la région.







