"Aucune preuve de la vie" de l'otage
Toutefois, à Paris, on a finalement décidé de communiquer sur l'affaire en cours, de manière à démêler le vrai du faux. Ainsi, selon une source au ministère français de la Défense, il n'y a actuellement aucune opération militaire en cours liée à la séquestration du Français Michel Germaneau par une unité d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Selon cette même source, le nouveau raid mauritanien anti-Al Qaïda, le deuxième en l'espace de trois jours, est terminé, précisant par ailleurs que l'armée française n'était intervenue en soutien que dans le premier, mené jeudi. 20 à 30 militaires français étaient impliqués dans ce raid. Autre information fournie samedi par cette source de la Défense, ce raid mauritanien mené jeudi contre une unité d'Aqmi avec le soutien de la France visait à libérer Michel Germaneau, a indiqué samedi une source au ministère français de la Défense affirmant n'avoir "aucune preuve de vie" de l'otage.
Une déclaration qui diverge très clairement de ce qui avait été dit auparavant. Vendredi, Paris avait ainsi expliqué officiellement qu'il avait apporté son soutien technique et logistique aux forces mauritaniennes lors de cette opération destinée à prévenir une attaque de l'AQMI en Mauritanie. Sans pour autant admettre que l'objectif était la libération de l'otage français, Michel Germaneau, ingénieur retraité enlevé le 22 avril au Niger et que l'on croit aux mains d'Abdelhamid Abou Zeid, dirigeant de la plus dure des deux factions de l'AQMI opérant au Sahara.
Le temps presse pour Michel Germaneau
Or sur ce plan, le temps presse : l'AQMI a donné jusqu'à lundi à la France pour accepter un échange de prisonniers, faute de quoi Michel Germaneau pourrait être tué. L'opération a été précédée d'appels à un renforcement de la coopération régionale et internationale dans la lutte contre l'AQMI, qui se concentrait jusqu'ici sur l'Algérie mais qui dispose maintenant de deux factions de plus en plus actives dans des régions désertiques de Mauritanie, du Mali et du Niger. Elle semble néanmoins avoir irrité les autorités maliennes, qui n'ont pas été impliquées, et l'Espagne, dont deux ressortissants sont détenus par une autre faction d'Al-Qaïda dans la région.







