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DOSSIER : Michel Germaneau

Otage français au Sahel : la France a "soutenu" l'opération


le 23 juillet 2010 à 10h04
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3min
germaneau

Michel Germaneau (photo non datée) / Crédits : TF1/LCI

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AfriqueLe ministère de la Défense confirme que l'armée française a apporté un "soutien technique" à son homologue mauritanienne, qui a mené jeudi un raid dans le Sahara. A priori, il s'agissait de libérer Michel Germaneau, détenu par la branche maghrébine d'Al-Qaïda. L'opération de récupération a échoué.

Comme le laissaient supposer les déclarations de  sources militaires et sécuritaires mauritaniennes et maliennes, la France a bien joué un rôle dans l'opération menée jeudi, a priori dans la partie saharienne du Mali, par la Mauritanie pour tenter de retrouver Michel Germaneau, enlevé par l'Aqmi, la branche d'Al-Qaïda au Maghreb.

Sans admettre explicitement que l'attaque visait à récupérer Michel Germaneau, le ministère de la Défense a en effet confirmé officiellement vendredi matin que "des moyens militaires français ont apporté un soutien technique et logistique à une opération mauritanienne destinée à prévenir une attaque d'Al-Qaïda au Maghreb islamique contre la Mauritanie". "L'opération conduite par les Mauritaniens a permis de neutraliser le groupe de terroristes et de faire échec au projet d'attaque contre des objectifs mauritaniens", ajoute-t-il. Selon les quotidiens espagnols El Pais et ABC, six terroristes présumés ont été tués, une information confirmée vendredi par le ministre mauritanien de l'Intérieur, Mohamed Ould Boilil, qui a ajouté que quatre membres de l'organisation terroriste avaient " pris la fuite". Interrogé sur l'opération par la presse alors qu'il était en déplacement sur les chantiers navals de l'Atlantique, Nicolas Sarkozy s'est refusé vendredi à tout commentaire.

L'Espagne furieuse

Ce soutien "rentre dans le cadre de l'appui que la France apporte aux pays de la région engagés dans la lutte contre le terrorisme", précise le ministère de la Défense. Le groupe terroriste visé par l'armée mauritanienne "est celui qui a exécuté l'otage britannique (ndlr : Edwin Dyer) voici un an et qui refuse de donner des preuves de vie et d'engager le dialogue en vue de la libération de notre compatriote Michel Germaneau", conclut le ministère.

Selon El Pais et ABC, cette opération a suscité "l'inquiétude" de l'exécutif espagnol. Madrid a notamment "exprimé son désaccord" sur ce raid car deux otages espagnols sont toujours retenus par l'Aqmi. L'Espagne craint qu'ils ne soient victimes de représailles.

Fin de l'ultimatum lundi, aucun contact

L'Aqmi menace d'exécuter Michel Germaneau, un Français de 78 ans enlevé le 19 avril au Niger. Le 11 juillet, elle a laissé un délai de 15 jours en exigeant que la France intervienne pour faire libérer plusieurs de ses membres détenus dans des pays de la région (principalement Algérie, Niger, Mali et Mauritanie). L'ultimatum arrive à son terme lundi. 

Mais, selon le Quai d'Orsay, les ravisseurs refusent tout contact. "Depuis le début, nous sommes pleinement mobilisés pour faire libérer notre compatriote. Nous sommes aussi très préoccupés parce que nous n'avons pas reçu de demandes à ce jour des ravisseurs et parce que nous avons mené des efforts inlassables pour établir un contact auquel ces ravisseurs se sont refusés jusqu'à présent", a expliqué le ministère des Affaires étrangères jeudi soir. Soit quasiment au même moment où l'opération se déroulait.

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