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Le président américain Barack Obama a immédiatement condamné ce qu'il a qualifié d'"attaques lâches et déplorable" et a indiqué que les Etats-Unis sont "prêts à fournir toute aide demandée" par le gouvernement ougandais, selon le porte-parole du Conseil de sécurité nationale Mike Hammer. "Pour l'instant, nous pouvons confirmer qu'un Américain a été tué", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'ambassade américaine à Kampala, ajoutant qu'elle n'avait "pas d'autre information" sur d'éventuelles autres victimes américaines. Un correspondant de l'AFP a pu voir de son côté trois ressortissants américains blessés à l'hôpital principal de Kampala, Mulago, où des dizaines de victimes ont été amenées pour recevoir des soins.
Une première explosion s'est produite dans un restaurant éthiopien de Kabalagala, une banlieue fortement peuplée du sud de Kampala, riche en bars très fréquentés par des fans de football, et une autre dans un club sportif du district de Cyandondo, dans l'est de la ville, a indiqué à la presse le chef de la police Kale Kayihura. "Ces bombes visaient à coup sûr des foules assistant à la Coupe du monde", a-t-il ajouté, appelant les habitants de la capitale ougandaise à éviter de se rassembler en nombre. "On voulait juste regarder le match, malheureusement nous somme allés au village éthiopien", a déclaré à l'hôpital un jeune homme de 18 ans grièvement blessé aux jambes et touché à l'oeil.
Un attentat revendiqué par les shebab
Cet attentat a été revendiqué lundi par les islamistes somaliens shebab. "Nous sommes derrière cette attaque car nous sommes en guerre avec eux (les Ougandais)", a déclaré le porte-parole des shebab, Ali Mohamoud Rage, devant des journalistes à Mogadiscio. "Nous poursuivrons les attaques s'ils continuent à tuer notre peuple. C'était une mesure défensive contre les Ougandais qui sont venus dans notre pays et ont tué notre peuple. C'était des représailles à leurs actions", a ajouté le porte-parole. Les shebab, qui contrôlent la plus grande partie de la Somalie et qui ont fait voeu d'allégeance à Al-Qaïda, combattent à Mogadiscio une force de paix de l'Union africaine (Amisom), qui protège de son côté le fragile gouvernement provisoire du président Sharif Cheikh Ahmed, élu début 2009. Ils ont promis de renverser le gouvernement de transition somalien créé en janvier 2009, et sont responsables de nombreuses attaques contre l'Amisom.
Le 5 juillet, le chef des shebab, Ahmed Abdi Godane, avait appelé les Somaliens à s'unir pour chasser de Somalie l'Amisom, accusant ses troupes, composées à parts égales de soldats burundais et ougandais, d'être responsables de la mort de nombreux civils à Mogadiscio. Le même jour, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), qui regroupe six pays d'Afrique de l'Est, avait décidé, lors d'un sommet extraordinaire à Addis Abeba, de déployer rapidement 2.000 hommes supplémentaires au sein de l'Amisom, pour porter la force à 8.100 soldats, soit les effectifs initialement prévus lors de sa création.
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