Mali, Mauritanie, Niger et la partie nord-ouest du Burkina Faso. Ce sont dans ces pays que les combattants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont les plus actifs. Début juillet, 114 Américains ont ainsi été rapatriés aux Etats-Unis en raison de menaces terroristes sur le Burkina Faso. Depuis, la nation est sur le qui-vive.
Risques d'attentats: l'Europe sur le qui-vive
Les principaux pays européens ont maintenu lundi leur dispositif d'alerte à un niveau élevé, dans un climat tendu après les mises en garde des Etats-Unis et du Japon adressées à leurs ressortissants sur les risques d'attentats en Europe.
Publié le 04/10/2010
Menaces terroristes sur l'Europe, la France se dit vigilante
Washington demande à ses ressortissants d'être vigilants lors de leur voyage en Europe: ils pourraient en effet être la cible d'attentats. Londres lance la même alerte, plus précisement pour la France et l'Allemagne. "Nous sommes vigilants", répond Brice Hortefeux.
Publié le 03/10/2010
Aujourd'hui, c'est du côté français que l'on s'inquiète. Neuf étudiantes-infirmières françaises en stage médical humanitaire dans le cadre d'un partenariat entre les villes d'Epernay et Fada N'Gourma devraient ainsi à leur tour être rapatriées. "Depuis cinq ans, notre institut met en place des stages humanitaires au Burkina Faso. Les conditions en Afrique sont, il est vrai, difficiles. Mais le risque politique ne nous paraissait pas énorme dans ce pays", explique à TF1 News Laurent Schott, le directeur du centre hospitalier Auban-Moet d'Epernay.
Pourtant, le 14 août, l'ambassade de France a reçu une alerte sérieuse concernant Fada N'Gourma. Très vite, tout est alors mis en œuvre pour assurer la sécurité des infirmières, seules Françaises se trouvant dans le secteur. "Nous ne voulions prendre aucun risque. Nous avons donc décidé de les évacuer sur Ouagadougou, ville où elles pourraient ensuite prendre un vol pour la métropole", indique le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, à TF1 News.
"Elles vont bien, le moral est bon"
L'ambassade de France s'est ainsi occupée de leur rapatriement. Lundi, les étudiantes ont donc regagné la capitale à bord d'un bus escorté par plusieurs véhicules. A Ouagadougou, les jeunes filles ont totalement été prises en charge jusqu'à leur retour en France. "J'ai eu l'une d'entre elles au téléphone. Tout va bien, le moral est bon", affirme Laurent Schott. Trois infirmières devaient embarquer ce mercredi dans un avion d'Air Burkina, direction la métropole. Les six autres partiront à leur tour dans les jours qui viennent. Au final, "le seul vrai drame de l'affaire, c'est qu'elles n'aient pas eu le temps de dire au revoir aux Burkinabè de Fada N'Gourma", souligne le directeur du centre hospitalier d'Epernay.
Ce rapatriement intervient après les menaces d'Al-Qaïda au Maghreb islamique contre la France début août et trois semaines après la mort de Michel Germaneau. "Nous sommes désormais très vigilants car il peut y avoir un risque à tout moment. Les voyageurs doivent bien se renseigner avant de partir ", rappelle le Quai d'Orsay (voir ici "conseils aux voyageurs").
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