Sahel : les otages espagnols libérés, "une leçon" pour la France

le 23 août 2010 à 10h06 , mis à jour le 24 août 2010 à 08h37

Après quasi 24h de flou, le gouvernement espagnol l'a confirmé : les 2 hommes, détenus par l'Aqmi, ont été relâchés. Une "leçon pour les services secrets français", après l'échec du raid franco-mauritanien pour libérer Michel Germaneau, affirme l'Aqmi.

espagne.mp4 © LCI

L'information est enfin confirmée de manière officielle : les deux coopérants espagnols qui étaient otages d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été libérés, a annoncé lundi le gouvernement espagnol. Depuis dimanche après-midi, les informations et rumeurs sur cette libération fusaient, sans qu'elles soient certaines. Les deux coopérants espagnols libérés sont rentrés dans leur pays.
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Roque Pascual et Albert Vilalta avaient été enlevés le 29 novembre en Mauritanie et détenus au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). A leur arrivée au Burkina Faso, ils ont été accueillis par la secrétaire d'Etat à la Coopération, Soraya Rodriguez. Les deux hommes étaient visiblement épuisés, et l'un d'eux se déplaçait avec une béquille. Ils ont été ensuite reçus par le président burkinabè, Blaise Compaoré, avant de quitter le Burkian.

L'Aqmi a affirmé dans la soirée qu'elle avait libéré les deux otages espagnols parce que certaines de ses revendications avaient été satisfaites, a indiqué le quotidien espagnol El Pais en citant un message enregistré du groupe. Le journal El Mundo assure pour sa part que la libération est la conséquence de deux événements : l'extradition il y a quelques jours par la Mauritanie vers le Mali du Malien Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, dit "Omar le Sahraoui", condamné pour l'enlèvement des humanitaires espagnols, et le versement par le gouvernement espagnol d'une rançon de 3,8 millions d'euros.

Dans son message de lundi soir diffusé par El Pais d'ailleurs, Al-Qaïda au Maghreb islamique affirme que cette libération des deux otages espagnols constitue une "leçon pour les services secrets français", après l'échec d'un raid franco-mauritanien pour libérer l'otage français Michel Germaneau. Fin juillet, Michel Germaneau avait été exécuté par une autre unité d'Aqmi, plus radicale que celle qui détenait les deux Espagnols.

le 23 août 2010 à 10:06
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