"La France fera tout pour retrouver ses otages"

Par TF1 News (D'après agence), le 19 septembre 2010 à 11h58 , mis à jour le 20 septembre 2010 à 07h16

Dossier : Otages français

Au lendemain de violents combats entre l'armée mauritanienne et l'Aqmi, on reste sans nouvelle des cinq Français qui seraient retenus au nord du Mali. Le porte-parole du gouvernement assure que "la France fera tout pour retrouver ses otages".

 
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  • Sahel : les Français évacuent la "zone rouge"

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Plus d'infos

Depuis l'annonce de leur enlèvement et de leur probable passage de la frontière malienne, on reste sans nouvelle des sept otages, dont cinq Français, enlevés au Niger. Aucune revendication n'a été reçue par la France mais Hervé Morin se dit "presque sûr" de l'implication de l'Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique. Le ministre de la Défense a fait cette déclaration samedi soir lors d'une téléconférence avec les partisans de son parti, le Nouveau Centre, après qu'il eut annulé une rencontre pour rentrer à Paris vendredi soir afin de suivre l'affaire de l'enlèvement des expatriés. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pour sa part assuré sur Radio J que "la France fera tout pour retrouver ses otages". Et pendant que les autorités françaises sont toujours en quête d'un contact avec les ravisseurs, des combats meurtriers se sont déroulés dans cette même "zone rouge" du désert, vaste région aux contours mal délimités à cheval entre Mauritanie, Mali et Niger. Des combats impliquant l'armée mauritanienne et des groupes présentés comme des membres de l'Aqmi.

Des conditions rappelant beaucoup celles qui avaient entouré l'enlèvement de Michel Germaneau, cet otage français de 78 ans dont l'Aqmi avait fini par annoncer la mort, en juillet dernier, après une vaine traque de ses ravisseurs en plein désert. Ce qui a poussé dimanche Cécile Duflot, première personnalité politique à s'exprimer sur ce thème depuis l'enlèvement des cinq Français, à réclamer des négociations, et surtout pas d'intervention militaire... Une intervention que Luc Chatel n'a pourtant pas semblé écarter en assurant que la France ferait "tout" pour retrouver ses ressortissants : "Je n'en dirai pas plus, vous comprendrez pourquoi à l'heure où je vous parle", a répliqué le porte-parole du gouvernement à une question un peu trop insistante qui lui était posée sur cette option militaire...

Un bilan incertain

Reste qu'officiellement, les combats qui se sont déroulés dans le nord du Mali n'avaient rien à voir avec ces derniers enlèvements. Et les conditions dans lesquelles ils se sont déroulés, tout comme leur bilan, restent flous. Le ministère mauritanien de la Défense a affirmé samedi soir que "l'ennemi" avait subi de "lourdes pertes en hommes et matériel", soit "12" morts et "des blessés dont le nombre n'a pu être déterminé". Il a ajouté que six soldats mauritaniens avaient été tués et huit blessés.  Mais, de son côté, une source sécuritaire algérienne a soutenu que le "nombre de (soldats mauritaniens) morts s'élevait à au moins 15". Par ailleurs, un élu du nord du Mali s'est dit convaincu qu'"Aqmi avait entraîné les Mauritaniens dans le désert pour les pièger". Et les combats semblent aussi avoir fait un certain nombre de victimes civiles, comme en témoignent les doléances de bergers en quête de certains de leurs proches, ou en quête de leurs troupeaux dans cette zone frappée par les combats.

La France a-t-elle fourni un appui aérien lors de ces affrontements ? Officiellement, Paris dément. Le ministère français des Affaires étrangères a assuré qu'il n'y avait "pas de forces françaises sur le terrain". L'armée malienne, elle, n'a pas participé cette opération sur son propre territoire. Mais "le Mali voisin et frère, dûment informé de cette attaque, (...) a manifesté son soutien à notre action légitime", a assuré le ministère mauritanien de la Défense en le remerciant.

Par TF1 News (D'après agence) le 19 septembre 2010 à 11:58
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9 Commentaires

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  • chrisargentin1, le 19/09/2010 à 21h19

    Et qui devrait payer la rancon, si ce n'est l'une ou l'autre (ou les deux) de ces sociétés, et non le contribuable francais?

  • tipoussy01, le 19/09/2010 à 19h43

    On aurait du évacuer les salariés Français de cette zone depuis l'enlèvement et la mort du dernier otage!! c'est inadmissible que les mêmes erreurs se répètent parce qu'on a affaire à des Ministres incompétents soumis aux dirigeants des grandes entreprises qui font passer leurs profits avant et au détriment de la sécurité et de la vie de leurs salariés.

  • johntary, le 19/09/2010 à 19h04

    QUE cécile duflot s'occupe de savoir si ses pommes sont vertes,et non pollués et qu'elle laisse les affaires militaire aux spécialistes on ne fait des actions militaires,comme on fait de l'écologie

  • 1337sysop1337, le 19/09/2010 à 18h51

    C'est pire : c'est stupide car AQMI est fermée au dialogue depuis le dernier incident en date, un pareil aveu de Duflot c'est un aveu de faiblesse cuisant.

  • ysgawin, le 19/09/2010 à 18h31

    Et par principe, il ne faut JAMAIS négocier avec des preneurs d'otage : ça peut les faire libérer, mais ce n'est pas assuré ("les propmesses n'engagent que ceux qui les croient" a dit un stratège) mais en plus ça va inciter d'autres à prendre encore des otages français, puisque ça rapporterait !

  • humanoide56, le 19/09/2010 à 16h39

    Oui pour que les affaires reprennent au plus vite, et je ne parle pas d'Areva ou Vinci !

  • yoyo7272, le 19/09/2010 à 16h34

    Il faut negocier, il faut negocier ... Et apres si negaciation il y a eu ils demanderont a en connaitre le prix et ils pourront ensuite critiquer a tout va. A un moment il faut savoir dire stop et agir. Plus ces personnes obtiendront de contre-parties plus vite ils recommenceront. Il faut les traquer sans relache. Tout le monde doit les traquer pour ne leur laisser aucun repis et remedier a cette menace. Je sais que c'est une solution difficile et longue, mais elle finira par payer.

  • artibel, le 19/09/2010 à 16h13

    Ce genre de déclaration, faite par Cécile Duflot, peut mettre en danger la vie des otages. C'est irresponsable !

  • cacoulles59, le 19/09/2010 à 13h50

    Cécile DUFLOT se croit déjà ministre des Afaires étrangéres! A t-elle compétence pour donner un avis sur une affaire aussi délicate? j'en doute!

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