Otages : combats entre l'armée mauritanienne et les islamistes

Par TF1 News, le 18 septembre 2010 à 22h53 , mis à jour le 20 septembre 2010 à 07h16

Dossier : Otages français

Après l'enlèvement de 7 personnes au Niger, dont 5 Français, la situation sur place restait confuse. Paris n'a aucune nouvelle des otages. Des combats meurtriers entre l'armée mauritanienne et Al-Qaïda se sont déroulés samedi après-midi au Mali.

Carte de la zone d'influence de l'AqmiCarte de la zone d'influence de l'Aqmi © TF1-LCI

  • Sahel : Al-Qaïda diffuse une image des otages français en vie

    L'image fixe diffusée jeudi par Al-Jazira montre les sept employés d'Areva et de Vinci, dont les cinq Français. Un "signe encourageant" pour Paris. En parallèle, un forum internet lié à Aqmi a diffusé des enregistrements sonores.

    Publié le 30/09/2010 Sahel : Al-Qaïda diffuse une image des otages français en vie
  • Aqmi accuse la Mauritanie d'être un "agent de la France"

    Alors que la France intensifie ses recherches des sept otages enlevés le 16 septembre au Niger et que l'armée mauritanienne traque des unités d'Aqmi dans le nord du Mali, le groupe terroriste dénonce les dégâts collatéraux des opérations militaires sur les populations civiles.

    Publié le 21/09/2010 Aqmi accuse la Mauritanie d'être un "agent de la France"
  • Niger : "On peut s'attendre à une revendication pour la fin de semaine"

    <b> Décryptage -</b> Mathieu Guidère, spécialiste des mouvements islamistes, détaille à TF1 News le circuit habituel de transmission des otages entre le commando et les chefs de la mouvance d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

    Publié le 20/09/2010 Niger : "On peut s'attendre à une revendication pour la fin de semaine"
  • Niger/Mali : l'armée française cherche à localiser les otages

    Paris a dépêché à Niamey des militaires et des avions pour tenter de localiser les Français enlevés au Niger et probablement emmenés au Mali.

    Publié le 20/09/2010 Niger/Mali : l'armée française cherche à localiser les otages
  • Sahel : les Français évacuent la "zone rouge"

    Les expatriés français travaillant dans cette zone à cheval entre Niger, Mali et Mauritanie, où ont eu lieu les enlèvements de sept employés d'Areva et Satom, filiale de Vinci, doivent quitter le secteur pour Niamey. Les otages auraient pour leur part été emmenés au Mali.

    Publié le 18/09/2010 Sahel : les Français évacuent la "zone rouge"
Plus d'infos

 

 

Après l'enlèvement le 16 septembre de sept personnes au Niger, dont cinq Français, la situation sur place restait pour le moins confuse. Des combats meurtriers opposant l'armée mauritanienne et Al-Qaïda au Maghreb islamique se sont déroulés samedi après-midi dans le nord du Mali où seraient par ailleurs détenus les sept otages.

Face à ces enlèvements, les groupes français Areva et Vinci ont entrepris d'évacuer tous leurs expatriés du nord du Niger. Les otages se trouveraient désormais au Mali. Paris et Niamey soupçonnent Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Mais pour l'heure, Paris n'a reçu aucun revendication ni demande de rançons de la part des ravisseurs.
 
Quoiqu'il en soit, deux mois après un raid franco-mauritanien contre une base d'Aqmi dans le désert malien, la France s'est défendue d'avoir participé aux opérations menées samedi par les troupes mauritaniennes. Elle a aussi affirmé que ces combats étaient "indépendants" de l'affaire des sept otages enlevés au Niger , pour laquelle elle soupçonne "la mouvance d'Aqmi" au Mali.  De son côté, la Mauritanie a expliqué avoir agi en "anticipant des intentions criminelles" de l'ennemi. Selon une source sécuritaire malienne, les affrontements avaient débuté vendredi "à la frontière entre la Mauritanie et le Mali puis s'étaient transportés vers la localité malienne de Hassissidi", à une centaine de kilomètres au nord de Tombouctou. Ils s'étaient interrompus dans la nuit pour reprendre samedi matin "à Raz-El-Ma", à 235 km à l'ouest de Tombouctou.

"Pas de forces françaises sur le terrain"
 
Mais sur place et malgré les réfutations françaises, on s'interrogeait toujours, samedi, sur une éventuelle implication de l'Hexagone dans la nouvelle opération. Le ministère français des Affaires étrangères a assuré qu'il n'y avait "pas de forces françaises sur le terrain". L'armée malienne, elle, n'a pas participé cette opération sur son propre territoire. Mais "le Mali voisin et frère, dûment informé de cette attaque, (...) a manifesté son soutien à notre action légitime", a assuré le ministère mauritanien de la Défense en le remerciant.
 
Pour l'heure, aucun bilan n'a pu être établi de source indépendante. Le ministère mauritanien de la Défense a affirmé samedi soir que "l'ennemi" avait subi de "lourdes pertes en hommes et matériel", soit "12" morts et "des blessés dont le nombre n'a pu être déterminé". Il a ajouté que six soldats mauritaniens avaient été tués et huit blessés.  Mais, de son côté, une source sécuritaire algérienne a soutenu que le "nombre de (soldats mauritaniens) morts s'élevait à au moins 15". Par ailleurs, un élu du nord du Mali s'est dit convaincu qu'"Aqmi avait entraîné les Mauritaniens dans le désert pour les pièger".

Selon cet élu, c'est "un lieutenant de l'islamiste algérien Abdelamid Abou Zeid, Yahya Abou Hamame, qui dirigeait les opérations d'Aqmi contre l'armée mauritanienne". Abou Zeid est l'un des "émirs" d'Aqmi les plus redoutés dans le nord Mali, qui serait responsable de l'assassinat en mai 2009 l'otage britannique Edwin Dyer et aurait laissé mourir ou exécuté l'otage français Michel Germaneau en juillet 2010.

Par TF1 News le 18 septembre 2010 à 22:53
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience